Maddalena, prostituée assignée à résidence, revient sur son île natale de Vulcano, quittée jadis. Elle y fait connaissance de sa jeune soeur Maria et subit l'hostilité des habitantes.
Souvent William Dieterle s'adossera judicieusement à l'authenticité du lieu et de la population, communauté de pêcheurs recluse, laborieuse et typiquement insulaire. Des images d'archives ou quelques plans des habitants et de leur activité filmés par le cinéaste orienteraient presque le récit vers le néo-réalisme en vogue. Toutefois, le mélodrame surgit, en partie introduit par la nature de l'interprétation dramatique d'Anna Magnani, convaincue certes, mais peut-être excessive aussi.
Il est essentiellement question ici de la vertu des jeunes filles, de celle de la jolie Maria, menacée par un beau marin pas si franc du collier que ça. Comme l'expérimentée Maddalena le remarque très vite. L'ancienne prostituée est en route vers la rédemption, au moment même où le
volcan se réveille,
accompagnant, comme convenu, l'exaspération dramatique.
C'est un sujet mélo d'un autre temps, avec ses moeurs d'un autre temps, auquel la singularité du décor et la vérité des figurants donnent néanmoins une certaine valeur.