"Waiting for Lightning" de Jacob Rosenberg veut rendre hommage à Danny Way, skateur hors normes, mais ne parvient pas à dépasser le simple éloge pour offrir une vraie immersion émotionnelle. Ma note de 4,5/10 traduit cette frustration : le film éblouit par sa forme sans jamais réellement toucher.
Le parcours de Danny Way méritait une approche audacieuse et sincère. Au lieu de cela, Rosenberg livre un portrait trop lisse, où l’admiration prend le pas sur l’analyse. À force de le présenter comme une légende indéboulonnable, le réalisateur gomme toute faille, tout doute, toute humanité. Résultat : l’identification est impossible, et l'émotion, absente.
Techniquement, Waiting for Lightning est irréprochable : plans dynamiques, ralentis soignés, musique galvanisante. Mais tout cela sert une narration balisée, sans tension ni surprise. On sait dès le départ où le film veut nous emmener — et cette absence de suspense finit par anesthésier l’intérêt.
En refusant de questionner son sujet, le documentaire passe à côté d’une dimension universelle. Plutôt que de raconter l’homme derrière les exploits, il se contente de les aligner. C’est beau, c’est impressionnant, mais c’est creux. Au final, Waiting for Lightning brille en surface, mais échoue à allumer la moindre étincelle émotionnelle.