Je connais très peu le cinéma africain, je suis donc toujours preneur quand j’ai la possibilité de découvrir des films africains. J’ai la chance, en tant que réalisateur néophyte, de faire partie d’un groupe Facebook intéressant intitulé « Low budget filmmaking ». Dans ce groupe, je peux découvrir des oeuvres de mes collègues du monde entier.Ça m’a permis de découvrir de très bons courts-métrages: « Falla » (2024, Algérie) de Bellal Attia que je vais montrer à mes élèves pour la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes et « Wizjer » (Pologne, 2024) de Jakub Wedel.Le réalisateur a adapté pour le cinéma la nouvelle de son frère écrivain et poète Simbarashe Nyatsanza « Waiting for the bus ». Ici, Tafara Nyatsanza se sert de l’attente générée par la commande d’un taxi comme prétexte pour faire ressurgir le problème d’un couple: l’impossibilité de concevoir un enfant. La mise en scène est sympa, mais j’ai pas réussi à totalement rentrer dans l’histoire. C’est peut-être dû au fait qu’y a une forme d’éloignement culturel avec le Zimbabwe, je connais rien à la culture zimbabwéenne.J’ai pu échanger avec le réalisateur. Je vous traduis la partie où les 2 femmes parlent dans une chambre sombre en zoulou et en xhosa (langue d’Afrique australe):« évidemment ELLE est stérile, mais LUI veut des enfants » « Sept ans et aucun enfant. Si ça avait été mon mari, je lui aurais donné 5 enfants. »