Ayant un goût prononcé pour les oeuvres culturelles portant sur l'univers du rêve, je m'attendais à recevoir une claque en regardant Waking Life, film adoubé par les critiques car philosophique, rassemblant divers thèmes sujets à réflexion. Malheureusement, ce film est une déception de bout en bout.
Premièrement, cette rotoscopie est assez écoeurante et compacte, tout remue dans tous les sens, ca fait mal aux yeux (l'hypermétrope que je suis a souffert), et si on début on peut essayer de lui trouver des prétextes du style "oui, mais c'est pour évoquer le flou qu'on retrouve dans les rêves", ben à la fin, on change d'avis.
Alors il y a quelques éléments intéressants de ce côté là tels que les effets de macropsie et de micropsie, et la démarche artistique peut être saluée, mais sur ce plan, Paprika (2006) a fait beaucoup mieux pour retransmettre l'idée du rêve grâce son style graphique riche et coloré.
C'est tellement bâclé visuellement qu'on a du mal à rentrer dedans, et au final les moments les plus intéressants artistiquement sont ceux où le dessin est plus simple (qui doivent constituer 3 scènes dans le film), car le trait semble moins contraint dans sa forme.
Sur le fond, j'aurais espéré mille fois mieux que des réflexions de surface qui n'ont rien de particulièrement innovant et qui s'abaissent plus à de la philo de comptoir qu'autre chose, aucune conversation n'est particulièrement approfondie, c'est ennuyeux. Encore une fois il y a 2-3 bonnes idées, la fin est intéressante et fait écho à la conversation entre la blonde de début et son copain, mais ca aurait pu être plus poussé.
En clair c'est un small-talk de 1:30 se parant d'airs philosophiques, enrobé d'une rotoscopie qui assassine la rétine, probablement sous des prétextes artistiques ; prenez l'histoire et filmez là sans cet effet, et ces réflexions vous paraîtrons d'une banalité affligeante. Je ne peux pas dire que je l'ai détesté, mais ca casse pas des briques. 4/10