War
6.1
War

Film de Siddharth Anand (2019)

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Pour éviter de perdre 13h de temps précieux à revoir tout Mission impossible, les indiens condensent les 6 films dans les 2h30 de : War (Après avoir abandonné l'idée de scénario, les producteurs ne s'embarrassent même plus à chercher un titre).


Première scène :



Pas mal. C'est un bon film en fait ?!



Générique sur des images qu'une série TV des années 80 trouverait ringardes :



Non ! Fausse alerte.



C'est l'histoire de deux super-copains militaires qui plutôt que de casser du barbu dans les rues de leur pays, vont le faire au Moyen-orient et en Europe pour l'exotisme. Ils travaillent pour une agence secrète infestée de traitres. Les twists et flash-back sont tellement confus temporellement que je me demandais si j'étais pas devant le film de la veille.


Non-spoiler pour se repérer : le traître se repère à son prénom d'origine arabe, le soupçonné à tort porte un nom hindou.


Quelques images pour poser l'inspiration.


Y'a aussi du Volte-face (les masques mais en mieux/pire), Michael Bay, Point break etc Mention spéciale à Fast and furious : une repompe du 7 donne lieu à une séquence sur la mer glacée avec missile et course-poursuite en voiture qui déboule sans transition dans une forêt.
Un patchwork incohérent où un plan-séquence vraiment bien chorégraphié enchaîne avec un montage épileptique et de longs plans sur les acteurs ultra-poseurs dans leurs petits débardeurs et jeans moulants.

War essaie tout de même de forcer une petite romance sinon le spectacle ne serait pas total. On nous présente donc vite-fait en 5 minutes et en chanson une relation amoureuse avec une strip-teaseuse après 1h30 de torses nus et de regards homo-érotiques. Étonnamment la dramaturgie fonctionne moyen.


Donc du film de facho regardable grâce à ses excès, sa surcouche Village People et son intrigue marmonnée par un mec ivre mort permet de ne pas la prendre trop au sérieux — comme une série B USA vs URSS avec Chuck Norris 40 ans plus tôt— et de fermer les yeux sur le plus gênant, mais le rire a un arrière-goût d'actualité amer.


Les vidéo promotionnelles sont hilarantes. Face caméra, le réalisateur ou un acteur présente des images complètement truquées en assurant façon Tom Cruise "Une cascade extrêmement dangereuse, un faux pas et c'est la mort assurée."

Homdepaille
4
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le 30 mai 2020

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