Je n'avais pas spécialement d'attentes dirigées vers le long-métrage Warfare. Et je ne m'étais vraiment renseigné sur le contexte historique qu'il adapte.
Ce film nous montre en temps réel une mission d'un peloton des SEAL en novembre 2006 en Irak.
Le fait qu'il se déroule en temps réel le rend assez longuet dans son commencement. Le contexte n'est expliqué qu'avec quelques phrases au début du film. Mais petit à petit, le fil conducteur étant lent, la tension se fait vraiment ressentir pour le spectateur.
On sait qu'il n'y aura pas de timelaps. Il va falloir regarder en continue pour arriver au terme de la mission.
Warfare ressemble ainsi à un documentaire sans explications. Ce qui le rend bon, c'est le casting. Les acteurs ont fait un très bon travail d'interprétation de leurs personnages. On ressent la douleur de Joseph Quinn, la détresse de Kit Connor, l'étourdissement de D'Pharaoh Woon-A-Tai et le malaise de Will Poulter.
Il ne leur a pas fallu de texte pour se faire comprendre, leurs expressions faciales ont parlé pour eux, ce qui est un excellent atout pour le film.
Mais il ne faut pas oublier que derrière ces talentueux acteurs, de vraies personnes ont bel et bien combattu en Irak ce 19 novembre 2006. Warfare rend hommage à ce qu'ils ont vécu ce jour-là.
J'en sais rien je te dis, je veux juste foutre le camp d'ici.