Premier long-métrage de Rowan Athale, Wasteland (2012) s'inscrit dans la tradition du film de braquage britannique, mâtiné de drame social. Avec son récit en flashback et ses airs de polar intelligent, le film affiche de belles intentions… sans totalement convaincre.
La structure narrative fonctionne efficacement : un interrogatoire, des retours en arrière bien rythmés, un twist final habile. Pourtant, le suspense reste étonnamment sage. La mise en scène, discrète voire terne, bride l’intensité d’un scénario pourtant bien ficelé.
Le quatuor d’acteurs — Luke Treadaway en tête — livre une performance honnête, mais les personnages manquent de profondeur. Seul Timothy Spall parvient à imprimer une réelle présence. Le dénouement, s’il est cohérent, ne surprendra pas les habitués du genre.
En somme, Wasteland est un film propre, sincère, mais trop lisse. Un coup d’essai prometteur qui aurait gagné à prendre plus de risques.
Note : 6/10