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Procès d'intentions
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Le lac d'Ohrid, partagé entre l'Albanie et la Macédoine du Nord, inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco, est l'un des plus vieux du monde. Il fait office de personnage influent dans Waterdrop, toujours visible, ou presque, et comme observateur ironique et placide des basses manœuvres qui se déroulent sur ses rives. Aida, l'héroïne du troisième film de Robert Budina, voit son monde privilégié basculer, quand son fils est accusé de viol. Si l'Albanie a bien changé, depuis la fin du communisme, devenant une puissance émergente du tourisme, en Europe, ce sont toujours les hommes qui y mènent la danse, dans un univers corrompu où l'argent et l'image comptent bien davantage que la morale. Aida, si elle prend enfin conscience de son aveuglement et de sa complicité dans une société plus que jamais patriarcale, quel poids a-t-elle pour se révolter et, si possible, sauver son fils, dont elle est convaincue de l'innocence ? Elle se révèle une protagoniste complexe, qui donne son sel à une histoire qui prend ses racines dans certains faits ayant réellement eu lieu. La légende dit qu'une créature malfaisante se cache dans les profondeurs du lac d'Ohrid. Selon Waterdrop, le mal se situe aussi sur la terre ferme, tout près, et ne semble pas près d'être éradiqué.
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Créée
le 10 août 2025
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