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le 13 juin 2015
SuivreThe Mariner.
Typique des oeuvres malheureusement plus célèbres pour leur confection chaotique que pour leur véritable valeur cinématographique, Waterworld aura effectivement été un véritable parcours du...
… Qui est le titre au Québec de ce film postapocalyptique "Waterworld" de Kevin Reynolds. Bien sûr, il n'échappera à personne que ce film réalisé en 1995 est une réponse maritime aux films Mad Max, en particulier, le deuxième opus, qui date de 1981.
Mais ce ne sera pas mon propos de comparer ces deux films car on obtient quand même des produits assez différents ou à la signification assez différente.
Par contre, je vais me livrer à une petite réflexion sur la vraisemblance du concept de base qui m'amuse beaucoup.
Clairement, si on fait fondre toute la glace des pôles, des massifs himalayens, alpins ou autres, je suis certain qu'on n'observera pas une élévation du niveau de la mer de 7000 m … Si on insiste vraiment, alors il faudrait imaginer que toute la terre (émergée) se dissout et vient combler toutes les fosses marines et là encore, y arriverait-on ? je ne sais pas mais on n'aurait certainement pas des hauteurs de mer telles que suggérées dans le film …
Et si je reprends la Bible avec le Déluge qui engloutit toutes les terres, ce n'est guère mieux en termes de vraisemblance. Car la question qui tue, c'est qu'un Déluge de flotte, c'est bien beau mais il convient de se demander d'où viendraient ces énormes quantités d'eau supplémentaires par rapport à celles qui existent déjà sur Terre, sachant que la pluie (formant le déluge) n'est que la condensation de l'eau de mer évaporée ? Et là on serait obligé de reconnaître une certaine génération spontanée d'eau pour justifier l'augmentation du niveau de la mer …
Donc, on ne va s'emmerder avec ces questions hautement métaphysiques ou pseudo-scientifiques parce qu'on arrêterait tout de suite le film et ce serait dommage. On va admettre le waterworld … avec une humanité qui vivote sur des bateaux ou sur des atolls artificiels, dans le souvenir (on est en 2500, ce qui nous laisse quelque marge) du temps où les hommes marchaient et vivaient sur de la terre. Une légende tenace laisserait penser que ce DryLand existe bien quelque part ; c'est même devenu un objectif pour les humains de retrouver, en quelque sorte, ce paradis perdu ou cette "terre promise".
Et c'est un point très intéressant du film de deviner, avec le sourire, le recyclage des nombreuses légendes ou mythes prises dans l'Odyssée d'Homère ou dans la Bible. Comme le héros principal (Kevin Costner) qui est un mutant mi-homme mi-poisson dont la tâche, la mission (sacrée) sera de mener les humains qui sont avec lui à bon port, au rivage de la "terre promise", comme la baleine avait recraché Jonas, avant de s'en retourner dans son monde.
Bien entendu, les choses ne sont pas si simples, dans le film, car des méchants vraiment pas beaux, commandés par Le Diacre (alias Dennis Hopper) à partir de son QG ...
Spoiler (sur un Exxon Valdez pas en très bon état !!!)
... veulent aussi atteindre ce Dryland et il va falloir se battre pour que ce soit seulement les méritants qui puissent atteindre l'objectif.
C'est que "Waterworld" se révèle finalement être un beau film d'aventures sur mer avec des personnages non dénués d'intérêt. En particulier, celui interprété par Kevin Costner qui joue un solitaire plutôt bougon que vont peu à peu amadouer et convaincre la belle Hélène (!) interprétée par Jeanne Triplehorn et la petite fille Enola qui joue le rôle d'un prophète puisqu'elle détient sans le savoir la clé de Dryland.
Oui, finalement, c'est un beau film d'aventures bourré d'allusions ou d'emprunts aux vieilles légendes qui font oublier les grosses ficelles et énormes invraisemblances évoquées au début de ce papier.
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Créée
le 6 janv. 2026
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