Avec le recul, je trouve que ça a aussi des allures de films à sketch façon Le Cabinet des figures de cire allemand de 1924 plus que L'Homme au masque de cire, mais avec un fil conducteur différent (un être machiavélique utilise la magie vaudou pour ressusciter des êtres maléfiques sous la forme de mannequins et a besoin d'eux pour sacrifier 18 âmes afin de livrer le monde à Satan).
Bien que les explications puissent paraître tarabiscotées ou que le coup de la croyance ("si j'y crois pas, ils peuvent rien me faire") ne devrait pas marcher avec le Marquis de Sade qui a VRAIMENT existé, le rythme passant de film d'épouvante à film d'action avec éléments gore marche bien.
J'ai bien aimé cet amour de l'atmosphère et ces hommages aux différents films d'horreurs. Idem pour les persos gagnant en maturité et pour cette armée de vieux chasseurs de monstres armés jusqu'aux dents face aux créatures en tout genre.
Seul défaut : au début, on voit bien que ce ne sont pas des mannequins de cire mais des vrais acteurs avec beaucoup de mal à rester immobiles. Ça casse un peu l'immersion, quand même.
Heureusement que c'est vite éclipsé par l'idée des scénettes, véritables portails vers d'autres dimensions et vers l'aventure (un de mes moments préférés : quand l'inspecteur tombe sur la reconstitution d'un film d'horreur sur l'Égypte, ses pyramides et ses momies, et qu'il devient explorateur à la Indiana Jones).
C'est un hommage bien singulier au cinéma que Waxwork, dont le concept sera aussi repris dans un jeu-vidéo Waxworks (avec un -s, CW : morts choquantes et gores) de 1992 lui-même assez variés dans ses décors et effets gores.