3
8156 critiques
Une jeunesse déboussolée
N'ayant rien tourné depuis Les 55 jours de Pékin (1963), Nicholas Ray accepte un poste de professeur à l'université. En collaboration avec ses étudiants, il réalise un film sans scénario,...
le 28 août 2019
Le dernier film traditionnel de Nicholas Ray remonte en 1963 avec "55 Days at Peking" ; et tout comme son avant-dernier ( "King of Kings") , il connu un échec cuisant . D'autant que ça la foutait mal : ce furent deux superproductions hollywoodiennes ! Cela constituera comme une sorte de chant du cygne pour le metteur en scène au point d'être blacklisté à Hollywood . En effet , bien des signes avant ces deux superproductions furent sources de conflits pour Ray -exclut pour de "The True Story of Jesse James" (il n'assura pas les derniers jours de tournage -visiblement le chargé de la production Buddy Adler freina les ardeurs artistiques du réalisateur-) - lourdé avant la fin du tournage de "Wind Across the Everglades" (le mec n'est pas du tout emballer par le thème évoquant la fragilité et le caractère éphémère de la beauté sauvage et entre dans un conflit qui l'oppose à l'équipe du tournage . De là , Nicholass (ah non , ça va pas recommencer https://www.senscritique.com/film/tamara_drewe/critique/336716292 - et en plus il s'appelle Ray .. mais Ray ou ça ? DTC ^^) s'exile en Europe tout en envisageant de se reconvertir dans l'enseignement du cinéma en revenant de son exile d'une dizaine d'année . Et voila donc qu'arrive ce film qui se présente comme une série de projections multiples et désaccordés , liées dans le seul but de partager le même écran . Clairement , On est dans l'expérimental . Ce semi-documentaire tourné dans un état New York à l'université de Binghamton était en quelque sorte un projet pour ses étudiants , filmaient Ray et en retour celui-ci les filmait . Les amoureux du cinéma traditionnelle s'opposeront à cette démarche surréaliste tout en affirmant que ce film n'en n'est pas un . Ben moi , je savais pas sur quel pied danser de ce film qui se voulait politique dont justement ces étudiants ne souhaitaient pas en réaliser tel quelle mais plutôt aborder leurs préoccupations sur l'amour et le sexe (bien des scènes y figurent) . Mais Ray va les mettre au banc (ça y est , vous avez la référence : Ray/Bancs =Ray Ban ^^) en mettant le contexte politique qui les entourait influençait leurs aspirations personnelles ( l'ouverture du film commence sur une complainte blues intitulée "Bless the Family" , tandis qu'à l'image défile sans aucun commentaire un montage disparate d'archives autour de la convention démocrate de 1968 jusqu'à la mort du leader Black Panther Fred Hampton) . En deux points , on a un témoignage d'une atmosphère sociale qui habitait les Etats-Unis à la fin des années 60 et au début des années 70 : guerre du Viêt-Nam, flower power, mouvements sociaux, lutte contre la ségrégation raciale, guerre froide, paranoïa ambiante, libération des mœurs , et de l'autre l'exaltation et la confusion dans l’esprit de la jeunesse américaine et cette relation particulière entretenue par le cinéaste avec eux , apparaissant comme un mentor , un confident, et un observateur distant . Oui , je ne savais pas trop bien sur quel pied danser de ce "dernier film" de Ray Ô combien déstabilisant .
Créée
le 5 avr. 2026
Critique lue 8 fois
3
8156 critiques
N'ayant rien tourné depuis Les 55 jours de Pékin (1963), Nicholas Ray accepte un poste de professeur à l'université. En collaboration avec ses étudiants, il réalise un film sans scénario,...
le 28 août 2019
7
768 critiques
Incontestablement , Debra Winger était l'une des actrices des années 80 qui eut un grand succès en obtenant des rôles à foison ainsi qu'à des performances incroyables . Elle obtenu son premier rôle...
le 13 oct. 2025
8
768 critiques
De tout les films dont Kurt Russel fut diriger par maitre Carpenter ma préférence va vers "Big Trouble in Little China". Car à sa sortie, tout le monde s'attendait à une réponse d'un autre film...
le 24 juin 2022
7
768 critiques
Il y eu "First Blood" -1982 par Ted Kotcheff (the best) , puis "First Blood II" -1985 ,George Pan Cosmatos , ensuite un "First Blood III" -1988 , réalisé par Peter MacDonald et vingt ans plus tard...
le 29 mai 2023
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème