Trente ans après sa mort, 2026 sera peut-être l'année de Leida Laius, cinéaste estonienne, en France, avec notamment un hommage rendu au Festival de La Rochelle. Adaptation d'une pièce de théâtre, Libahunt ressemble parfois, pour son esthétique austère, au cinéma de Dreyer et son atmosphère de "Folk Horror" rappelle quelques films très récents. L'héroïne, fille de sorcière (prétendument) est à son tour accusée d'être un loup-garou par sa rivale en amour. Et la communauté villageoise de l'ostraciser à son tour, d'autant plus qu'elle est brune au milieu de blonds et que sa liberté de vivre frise l'indécence. Le climat anxiogène vient aussi de l'ambiance sonore, mais c'est la mise en scène qui impressionne le plus. En revanche, la narration déconstruite et une certaine répétition des motifs empêchent une adhésion encore plus forte.