Easy Rider est passé par là (1969), alors pourquoi ne pas refaire exactement la même chose, mais avec des loups-garous ? Attention, affiche (et résumé) mensongers : vous ne verrez le museau de la Bête que dans les cinq dernières minutes de ce laborieux Werewolves on Wheels, qui ne propose en réalité que des plans de mecs qui roulent à motos (c'est interminable), des plans de mecs qui rigolent au coin du feu (avec des discussions qui ressemblent à du remplissage), et peut-être une scène intéressante, bien qu'incompréhensible, celle de la
malédiction jetée par les moines dont la paroisse a été profanée par ces bikers (on ne sait pas trop d'où sortent ces moines, quel lien ils ont avec la lycanthropie, ni comment fonctionne leur malédiction...
Ce sont juste des gens qui beuglent au coin d'un feu, en agitant les bras, pendant dix minutes...). Werewolves on Wheels n'est pas un film divertissant ni généreux, il ne fait que reprendre un récent succès du cinéma et y ajoute un soupçon de fantastique au pied levé (c'est très brouillon, et léger, il suffit que le
loup arrive à la fin - avec un bon vieux masque du Loup-Garou de la Hammer, ringard à souhait - pour que les autres le fassent cramer en deux secondes,
et fin. Eh beh, ça valait le déplacement.), mais ne réfléchit pas vraiment à tout le potentiel fun qu'aurait pu avoir un tel mélange de genres. 90% de plans de mecs qui rigolent gras à motos, 9% d'incantations étranges dont on ne comprend rien, et 1% de loup-garou (au singulier, vous remarquerez...). 100% déception.