Dans la dynastie Ming, trois jeunes hommes sortent de leur académie en tant que policiers. Armés d'une foi à toute épreuve, ils espèrent faire régner la justice, mais ils déchantent rapidement quand ils découvrent la corruption qui gangrène leur métier.
Dans le système standardisé de la Shaw Brothers, où les wu xia pian devaient être produits à la chaine, What price honesty dénote un peu dans le sens où c'est un film qui, en filigrane, dénonce la corruption de la police à l'époque, et où il était difficile de faire respecter la loi.
Il en résulte quelque chose d'intéressant, où la violence y est pour le moins inhabituelle en-dehors de Chang Cheh (je vous ai dit mon amour pour ce réalisateur ?), avec des têtes et des membres qui volent, jusqu'à une scène impensable où une femme se bat à poil avec une lance. D'ailleurs, c'est ce côté nihiliste et sombre qui ressort du film, où même le dernier plan semble synonyme de désespoir, avec des litres de sang en prime.
D'ailleurs, les trois jeunes policiers, incarnés par Jason Pai Piao, Danny Lee (qu'on connaitra surtout par la suite dans The killer) et Sun Chien y sont impeccables, et le film se veut généreux en bastons, aussi bien avec les poings qu'avec les armes, dont certaines peuvent cacher des secrets.
En tout cas, dans le genre codifié du wu xia pian, What price honesty est une très bonne surprise.