Who's the Crook?
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Who's the Crook?

Film de Guy Lai (1986)

Réalisé par l’acteur / producteur qui s’est essayé à six reprises à la réalisation avec The Intellectual Trio (1986), Sister Cupid (1987), Stumbling Cops (1988), Point of No Return (1990), Ghost For Sale (1991) et le film qui nous intéresse aujourd’hui, Who’s The Crook (1986). Si je suis allé chercher cette bobine HK assez obscure des années 80, c’est parce qu’a tourné sur Twit… sur X, une scène d’action aux cascades assez folles, avec des cascadeurs se jetant dans tous les sens sans aucune protection au point qu’on se demande comment ils ont bien pu en sortir vivant. Je me suis dit « Cool, malgré tout ce que j’ai déjà vu, il reste encore des films d’action HK aux cascades de malades ». Sauf que cet extrait est trompeur, non pas qu’il ne soit pas présent dans le film, mais ce n’est pas un film d’action puisque Who’s The Crook est en fait une comédie légère où l’action n’arrive que pour le final. Le problème, c’est qu’en termes de comédie, ce n’est pas foufou et heureusement que ce final est là pour finir sur une note vraiment positive.


Who’s The Crook se divise en trois parties assez distinctes qui vont être assemblées presque artificiellement, comme si on avait pris 50 minutes d’une comédie, 20 minutes d’un polar / thriller et 15 minutes d’un actionner bien vénère et qu’on avait tenté de les mettre les unes à la suite des autres pour former un film. La première partie est la plus longue mais aussi la plus pénible. Nous allons suivre quatre amis qui aiment bien se faire des farces entre eux, se chamailler gentiment et sortir en boite de nuit. Ces cinquante premières minutes vont enchainer des gags légers, souvent inoffensifs, mais surtout pas bien drôles à quelques exceptions près. Cette longue première partie va enchainer les quiproquos, les mesquineries et autres situations comiques avec entrain, mais le problème c’est que le scénario a du mal à rendre ses quatre personnages principaux réellement attachants. Certes, ils nous paraissent sympathiques, le quatuor Felix Wong (New Tales of the Flying Fox) / Terence Choi (My Heavenly Lover) / Anthony Tang (Call Girl ’88) / Sandy Lam (The Haunted Cop Shop II) semble s’amuser, mais leurs petites chamailleries ne fonctionnent pas réellement. La faute peut-être également à une mise en scène qui a du mal à rendre l’ensemble dynamique car autant le timing comique des acteurs est important, autant la mise en scène doit suivre pour rendre ce timing comique efficace, ce qui n’est pas toujours le cas ici. La mise en scène de Guy Lai est fonctionnelle, sans éclat, et il se contente simplement de filmer ce qu’il y a à filmer sans jamais essayer d’insuffler un style ou même simplement un peu d’énergie, comme si cette partie comédie n’était pas réellement ce qui l’intéressait car, dès que le film change de cap, on le sent un peu plus impliqué.


A presque l’heure de film, la deuxième partie arrive, avec cette arnaque pour voler des millions de dollars façon film de casse. Bien que le scénario s’encombre de détails pas utiles, il se fait ici bien plus efficace au point qu’on regrette que Who’s The Crook ne soit pas parti dans cette direction dès le départ. Il y a de bonnes idées, certes pas toujours très exploitées, avec une légèreté qui reste malgré tout toujours là et le film va se faire plus agréable et glisser petit à petit vers la troisième partie, la plus intéressante pour ceux qui aiment la castagne made in Hong Kong, avec un long final de quinze minutes qui déménage pas mal. Nos héros vont ici se retrouver confrontés à tout un tas de sbires dans un batiment abandonné (le décor parfait pour de l’action quand on n’a pas de pognon) dans lequel Terence Tang et Felix Wong vont castagner de bien belle manière. Les combats vont être rapides, nerveux, avec un soin tout particulier apporté à la puissance des coups et aux éjections, avec des cascadeurs qui vont se jeter dans tous les sens et subir des chutes qui vont faire mal, très mal. On frôle souvent l’inconscience, certaines coupes laissent suggérer que certains ont dû gravement se blesser, et c’est visuellement assez impressionnant pour quiconque aime un tant soit peu ce genre de spectacle. Vous retrouverez d’ailleurs le final du film en guise de bande annonce un peu plus bas et vous pouvez vous contenter de cela car c’est à quelque chose près les seules minutes du film qui valent réellement le coup d’œil car, dans l’ensemble, on reste dans une production milieu de gamme typique de cette époque du cinéma de Hong Kong, vite vue, vite oubliée.


Il n’y a à sauver de Who’s The Crook que ses 15/20 dernières minutes où les combats de bonne facture et les cascades inconscientes ont la part belle. Le reste n’est que comédie longuette sincèrement des plus moyennes. En somme, un film lambda sauvé par son final.


Critique originale avec images et anecdotes : https://www.darksidereviews.com/film-whos-the-crook-de-guy-lai-1986/

cherycok
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le 10 mars 2026

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