Difficile pour moi de noter comme il le mérite ce film. Je le sauve pour son casting. Uhm Tae-go, notamment, mérite d'être salué : lui qui est connu pour sa grande timidité ose ici chanter et danser sur scène en incarnant un rappeur dont le manque de crédibilité fait finalement écho à ces nombreuses petites formations de l'époque qui tentaient, elles aussi, de trouver leur place dans une industrie en pleine effervescence.
Au final, c'est un rendez-vous manqué. Derrière la reformation du groupe se cachait une question bien plus intéressante : que reste-t-il lorsque les projecteurs s'éteignent ? Le film passe quasiment à côté, traitant ce sujet avec force de caricatures, là où davantage de réflexion, d'humour et de han, cette mélancolie empreinte de résilience propre à tant d'œuvres coréennes, auraient donné une véritable profondeur au récit.
J'ai eu le sentiment que le film était passé à côté de cette réflexion ; je suis donc, moi aussi, restée à côté, sans jamais être réellement touchée.