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le 6 août 2012
SuivrePourquoi tant de haine ?
Certes, ce film n'est pas un chef-d'oeuvre, disons-le d'emblée ! Sa principale erreur étantt d'avoir voulu faire croire q'un black aurait pu, ne serait-ce qu'un milliardième de seconde, avoir été...
À en juger par l'affiche, il semble clair que l'équipe de Wild Wild West (Barry Sonnenfeld, Will Smith) compte bien réitérer le succès qu'elle a connu deux ans auparavant avec Men In Black. Sauf qu'en lieu et place du délire cosmique qui a fait exploser le box office en 1997, le duo a cette fois décidé d'adapter l'une des séries les plus populaires du milieu des années 60: les Mystères de l'Ouest. Cette dernière mettait en scène deux agents des Services Secrets américains mal assortis qui, pourtant, forment une paire redoutable face à d'impavides criminels, à l'époque du Far West.
L'équation était évidente: Sonnenfeld à la réalisation, Smith en héros et Kevin Kline à la place de Tommy Lee Jones dans la peau du comparse. De plus, la formule avait déjà fait ses preuves vu que la planète s'en gondolait encore. On se devait donc de dégainer le billet pour en reprendre une tournée. Sauf que là, les mystères sont vite dissipés: on s'est fait arnaquer. Pas à un seul moment le film ne parvient à nous moucher comme ce fut le cas avec MIB.
Peut être parce que les blagues tombent quasiment toutes à plat (le scénario en est une à lui-seule), très probablement parce que le metteur en scène est carrément à côté de la plaque. Et sans aucun doute parce que Will Smith fait office d'erreur de casting ici.
Son James West, monument d'humour raté, est un affront à celui campé avec finesse par Robert Conrad 40 ans plus tôt. Et ce n'est pas son acolyte qui inverse la tendance. Même si Kline compose un partenaire plus fidèle à l'esprit de la série, on aurait de loin préféré qu'il s'en éloigne pour copier l'impassibilité de Tommy Lee Jones dans Men In Black. Dans un emploi diamétralement opposé, l'acteur américain place tous les curseurs dans le rouge, au delà même du ridicule. Le couple devient cette fois-ci la faiblesse du film, nous gratifiant de beaucoup de passages franchement embarrassants. Kenneth Branagh complète cet affligeant tableau en méchant aussi foutraque que misérable. Mis à part des effets spéciaux très convaincants (seul point commun entre WWW et MIB) et deux-trois scènes d'action vaguement inspirées, on tient là l'une des plus grosses déconvenues de récente mémoire.
Créée
le 28 juil. 2019
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le 6 août 2012
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