Je re- découvre des films que je n'avais pas vu depuis longtemps, si longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine... Euh, non, je me trompe de film. Bref. BREF. Putain, je dis tout le temps bref dans mes critiques... Bref.
Willow, sorti en 1986 par le vénérable rouquin (oh c'est bon une petite blague sur les rouquins, ya pas de mal !) Ron Howard sous la coupe du grand producteur qu'est Georges Lucas (oui, tu sais, le mec de Star Wars et d'Indiana Jones, enfin le mec qui t'a fait kiffé le cinoche avec la belle gueule d'Harrison Ford ^^), est un super bon film. Oui, mon enfance m'a jamais vraiment quitté, et les vieux films d'aventures que je matais confortablement le week- end avec mes potes ou ma famille m'enchantent toujours...
Willow est un de mes films cultes favoris, un vrai bijou d'aventure, d'insouciance, et de magie : BO d'enfer cultissime de James Horner, scénario plutôt basique mais bien ficelé pour nous tenir en haleine, un nain charismatique en la personne de Willow, un héros tout simplement génial avec Matmartigan, un monde enchanteur et plein de surprises, une quête aux confins des genres entre Star Wars et le Seigneur des Anneaux, une méchante très très méchante...
C'est le genre de film que j'adore voir chez moi pour éviter le blues du dimanche soir, complètement captivé par ce qu'il se passe à l'écran. C'est le genre de film qu'il faut avoir vu avant ses 14 ans, parce que tout nos rêves de gosses se réalisent là- dedans :
- on a l'impression de voir un tout nouveau monde sans avoir vu le seigneur des anneaux, un truc de magie, de fou furieux
- Bavmorda fait vraiment peur, très peur quand on est petit
- on tombe amoureux de Sorsha
- James Horner nous balance un orgasme musical à chaque moment de tension
- des bagarres en veux-tu en voilà
- certaines scènes sont ultra badass et tellement cultes qu'elles nous empreignent la rétine pendant le restant de notre vie
- il y avait des clins d'oeil incroyables aux autres films de Lucas (si, si, cherchez, vous en retrouverez bien un...)
- parce que le mec au masque avec le crâne fait pas flipper
- il y a des effets spéciaux qui ont tellement mal vieillis, mais on s'en fout !
- parce que la scène où Willow pleure dans les bras de Madmartigan m'a fait pleurer
- parce que en cherchant bien, Peter Jackson a tout pompé son univers du Seigneur des Anneaux sur Willow. Oui, oui, monsieur, je ne dirais pas le contraire !
- on aime désormais les nains, peut importe comment ils sont
- parce que le petit Willow, qui sait rien faire au début du film, devient un mec trop badass à la fin du film
- Madmartigan est définitivement le meilleur héros tous films d'aventures confondus. Et accessoirement le rôle de toute une vie pour Val Kilmer.
- Je me mordais la lèvre à chaque fois que quelqu'un disait "Willow ? Ah ouais, je l'ai vu au cinéma, c'était incroyable !".
- parce qu'il y a des batailles de malades, dont une de sorciers qui te fera changer d'avis sur ta vieille voisine de 70 ans qui habite à côté de chez toi.
- l'histoire est un vrai tour de force : complètement basique, mais alors ? Où est le problème ?
- voir Matmartigan se prendre un philtre d'amour, c'est juste dingue.
- le duo des petits est le contraire de Jar jar Binks, ils sont peut- être chiants mais ils sont touchants, eux, AU MOINS.
- le combat final est épique
- les transformations pour les premiers effets spéciaux
- parce que tous les acteurs livrent de belles performances, à commencer par Warwick Davis, magistral
- les décors sont une invitation sublime au voyage
- la disparition d'Airk a été pour moi un drame familial
- l'histoire d'amour la plus profonde du film n'est pas entre une femme et un homme, mais entre un père et une fille.
Pour toutes ces raisons, j'ai adoré Willow, et cela restera un des mes plus beaux souvenirs cinématographiques. Comme disait notre cher Albert Dupontel : "le but, c'est ne pas faire du cinéma, mais son cinéma"
Pour mon cinéma, j'ai été transporté, émerveillé, j'ai pleurer, frissonné, crier, sourit, rit à gorge déployé. J'ai trouvé triste ce monde qui n'était qu'illusion, mais j'ai pu me rattraper en me disant qu'en fait c'est Willow qui est allé dans le mien, qui finalement m'a nourri pour ma vie future. Mon cinéma, il est fait par ce film, et ma vie elle est comblée par ce moment de bonheur intense. BREF, je dis n'importe quoi. C'est normal, je n'ai pas les mots pour décrire Willow.