Oui, j'aime le cinoche asiatique, oui j'aime les bastons, oui j'aime les films d'exploitation bas du front, mais bon à un moment, faut arrêter de pousser la vioque dans les cactus.
Ces "ailes de l'effroi", c'est clairement le too much de trop, la surenchère dans la connerie qui pique les yeux et les oreilles, bref le putain de navet qui t'a encore fait perdre 1 h 30 de ta vie.
Ca commence fort avec un couple dysfonctionnel assez énervant qui se retrouve dans un avion au hasard d'un scénario torché par la première IA accro au saké. Dans ce même avion, vont se retrouver l'élite des chinois les plus infects du continent et accessoirement un malfrat transféré à l'autre bout du pays. Il est accompagné d'un Iko Uwais qui semble avoir pris 20 ans depuis "The raid" (mais qui fait effectivement 30 kilos de plus) et dont on a vite compris qu'il jouera le méchant de service.
Les tensions deviennent très rapidement et fortement palpables, mais le super flic de l'air en manque de son hôtesse a vite fait de comprendre que quelque chose déconne à cause d'un détournement de trajectoire et 2 tatouages suspects que personne n'a remarqué sauf l'intéressé. Dont acte.
Après s'être frité avec une fausse hôtesse coriace ainsi qu'une flicarde de choc rajoutée par l'IA citée plus haut, nos 2 loyaux et courageux policiers ainsi que toute une palanquée de personnages sortis de nulle part se lancent dans une véritable méga-overdose de bastons en milieu confiné. Ce trip hallucinogène va durer pas loin d'une heure, alors préparez-vous à voir des chorégraphies hyper stylisées et superficielles sans la moindre goutte de sang, une multiplication des combattants et des fight qui s'éternisent ad nauseam. Ici, l'expression "trop de baston tue la baston" prend tout son sens : c'est tellement illisible, tellement dénué du moindre enjeu et tellement mal découpé que la bouffe du midi commence méchamment à remonter.
Mais, pour les estomacs les plus solides, les coups de grâce arrivent en rafales par le biais d'un héroïsme patriotique typique de l'empire du milieu. Les méchants se font tous fracasser grâce à la solidarité des passagers et, sur une musique pompière au possible, le twist ultime de la bombe attachée à la gentille vient nous achever par son dénouement d'une absurdité crasse.
Les intestins finissent par se révolter et les dents du fond baignent dans leur jus, mais puta madre, le générique final arrive enfin au bout d' 1 heure 26 sans nous imposer les embrassades et les discours lénifiants caractéristiques du nationalisme made in China. C'est là le meilleur moment du film.