7
3172 critiques
Preux qui restent
6 ans après l’assez raté Downsizing, Alexander Payne revient sur un terrain plus familier, où il sera question de portraits empathiques d’êtres un peu cabossés par l’existence. Dans The Holdovers...
le 14 déc. 2023
Voir le film
Peu prolifique (8 films en 27 ans), Alexander Payne s'est toujours situé à part de la majeure partie de la production hollywoodienne, hormis pour le décevant Downsizing, et éloigné du cinéma américain indépendant. Son créneau, c'est le classicisme inspiré des glorieuses années 70, et Winter Break a été filmé comme le cinéma de l'époque, avec une histoire qui s'y déroule précisément. Malgré quelques coups de mou et une certaine prévisibilité dans l'évolution de ses trois personnages principaux, The Holdovers (Ceux qui restent en VF québécoise et Winter Break, dans son insipide "traduction" française) suit son petit bonhomme de chemin avec une égale dose d'humour ("La vie est comme une échelle de poulailler, merdique et courte), de sarcasme et d'humanité. A mesure que l'approche des trois protagonistes laissés pour conte (de Noël) se fait plus aiguë et que quelques secrets se dévoilent à leur propos, le film glisse tout doucement vers un certain sentimentalisme, sans aller jusqu'à la mièvrerie, par bonheur. Un peu plus de dynamisme narratif n'aurait pas nui, de même qu'une B.O moins apathique mais l'ensemble est sympathique, surtout quand il fait montre de mauvais esprit, et finalement bien adapté à l'atmosphère particulière de fin d'année, avec son ton doux/amer et son évocation de solitudes qui peuvent, au moins pour un temps, se soigner. Paul Giamatti, en enseignant aigri et cuistre, livre un récital, entraînant les autres comédiens à sa suite, lesquels, sans pouvoir se hisser à sa hauteur, ne déméritent pas.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Au fil(m) de 2023
Créée
le 28 nov. 2023
Critique lue 913 fois
7
3172 critiques
6 ans après l’assez raté Downsizing, Alexander Payne revient sur un terrain plus familier, où il sera question de portraits empathiques d’êtres un peu cabossés par l’existence. Dans The Holdovers...
le 14 déc. 2023
7
2380 critiques
Hal Ashby, ce réalisateur américain qui a été à son sommet lors des années 1970. Oui, symboliquement, sa carrière de cinéaste a débuté en 1970, par The Landlord, et sa dernière réussite, Being There,...
le 14 déc. 2023
8
1035 critiques
C'est vraiment le grand retour en forme d'Alexander Payne, son meilleur film depuis Sideways et Paul Giamatti (déjà à l'affiche de Sideways) n'y est pas pour rien. Alexander Payne s'est complètement...
le 19 janv. 2024
6
8134 critiques
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
le 28 mai 2023
8
8134 critiques
Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...
le 25 août 2021
8
8134 critiques
Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...
le 25 sept. 2021
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème