Résumé : Lors d'un cambriolage raté dans un musée, Morgana découvre une opale au cœur d'une statue. Le Djinn, réveillé, se fait arrêter et emprisonner pour pouvoir récolter les âmes des prisonniers. Il a besoin de mille et une âmes pour exaucer ses trois vœux. Pendant ce temps, Morgana, aidée par un prêtre, se prépare à affronter la créature.
Histoire : Après le premier film, la production change de société, et Wes Craven ainsi que le réalisateur, l'auteur, le producteur et les acteurs fétiches quittent le projet. Le budget est réduit de moitié, passant à 2,5 millions de dollars. "Wishmaster 2" est une série B annoncée qui disparaît des écrans après une semaine en salles, et sort directement en vidéo aux États-Unis. Malgré des moyens restreints, l'histoire se recentre sur les atrocités du djinn, plus présent que dans le premier film. Les effets et scènes gores sont plus rares, et le film est interdit aux moins de 18 ans en Allemagne, en Angleterre et en Irlande, et aux moins de 12 ans en France. Tout comme le premier film, "Wishmaster 2" privilégie les effets spéciaux pratiques aux effets numériques, offrant une sensation plus tangible et brutale, dans les scènes de transformation et de gore. Le film est réalisé par Jack Sholder, connu pour avoir dirigé "The Hidden" et "La Revanche de Freddy". Sa vision apporte une approche différente par rapport au premier film réalisé par Robert Kurtzman.
Équipe : Exit KNB FX, le réalisateur du premier film et Wes Craven. Le seul survivant est Andrew Divoff, interprète du Djinn. Le nom à retenir est Jack Sholder, scénariste et réalisateur connu pour "La Revanche de Freddy" et "Omen". Côté casting, Holly Shield, connue pour ses apparitions dans "Spider-Man 2", "Superman Returns" et "Iron Man".
Avis : L'action est plus intense que dans le premier film, avec un scénario plus clair et plus complet, ainsi que de nombreux effets soignés. Cependant, le film reste méconnu du 7ème art, et pour cause : il manque cruellement d'innovation, ce qui le rend franchement mauvais.
Critique : "Wishmaster 2 Evil Never Dies" commence par un générique sur le titre "Le mal ne meurt jamais", lançant le récit de manière originale avec un rythme dynamique. Les premiers effets sont immédiats avec l'arrivée de la créature dans un style de série B. Cependant, le doublage de cette version est désastreux et limite niais, tandis que l'histoire avance avec la créature devenue humaine grâce à une transition audacieuse. Le démon apparaît dans un milieu parfait pour son talent démoniaque, et les premières scènes violentes reprennent la base du premier film en alternant deux directions. Malgré des efforts notables pour les effets spéciaux, le scénario reste vide et prévisible.
Les décors sont réussis, mais les dialogues continuent à saboter l'ensemble, malgré une ambiance propice à ce genre de film. Le rythme soutenu sur les personnages éclaircit l'intrigue avec un casting audacieux, mais dans un esprit plus fantastique qu'horrifique. Une nouvelle confrontation lance enfin la vraie histoire avec une différence : le démon ne se contente pas des trois vœux, bien que l'on n'échappe pas aux terribles longueurs. Les effets spéciaux et scènes gores, bien que soignés, sont plus rares. Les choses sérieuses débutent pour la créature, qui alterne deux aventures depuis le début, tandis qu'elle se retrouve libre.
La superbe scène du club russe se conclut par un retour de la créature dans sa forme originelle, mais l'action traîne avec des éléments sans intérêt. Les attentes du plongeon dans l'horreur n’arrivent pas, rendant l'ensemble encore plus mauvais avec son doublage catastrophique. L'histoire ridicule se rapproche du dénouement simpliste dans ce concept à peine divertissant. Les événements se succèdent sans cohérence, et le monstre sous sa forme diabolique intervient pour la fameuse confrontation entre le démon et celle qui l'a réveillé, dans une ultime scène décevante. "Wishmaster 2" manque d'originalité et d'innovation, laissant une impression de potentiel gâché.
> https://youtu.be/FIQqTnfrbSQ