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Wolka sera malheureusement le dernier film du réalisateur islandais Árni Ólafur Ásgeirsson, décédé prématurément en 2021. Ce thriller sous haute tension, qui ne cesse jamais d'être haletant, nous transporte d'une prison polonaise à une île d'Islande, au fil d'un récit qui dévoile peu à peu les secrets de son héroïne, prête à tout pour parvenir au bout de sa quête. Cette femme (très) tatouée est le moteur d'une histoire somme toute simple et conforme à certains stéréotypes du cinéma noir, mais transcendée par une mise en scène ultra efficace et des ruptures de ton toujours bien maîtrisées, au service d'un scénario qui s'adonne au romanesque sans se fixer de limites. Il faut dire que l'actrice principale, la Polonaise Olga Boladz, est tout bonnement exceptionnelle, plus que crédible dans les scènes violentes et toute aussi remarquable dans les moments de tension psychologique. Le film se démarque par ailleurs des films islandais habituels, ne s'attardant pas sur de splendides paysages mais mettant plutôt l'accent sur des lieux de vie ou de travail sans attrait, voire sordides. Passé par plusieurs festivals européens (Hambourg, Reykjavík ...), Wolka a fait sa première française à l'Arras Film Festival où il faisait partie des œuvres sélectionnées dans la compétition européenne. Un honneur plus que mérité eu égard à la qualité de ce film brillant et explosif.
Créée
le 12 nov. 2022
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