Ce qu'on appelle en français la grande roue, en anglais s'appelle "roue merveilleuse". Plus sobres, les français ont trouvé que cette roue n'avait rien d'autre comme qualité que la grandeur, et que, si elle permettait de voir le paysage avec une position de surplomb, on s'y ennuyait vite.
L'anglais au contraire y voit quelque chose de merveilleux. Certes, ça tourne doucement, ça n'a rien à voir avec un grand huit (vous n'allez pas vomir à la fin), mais ça permet d'y emmener sa petite amie ou son flirt du moment, et justement, c'est un bon prétexte pour flirter (sans le risque de vomir sur cette personne à la fin).


Car dans ce film, il s'agit de flirt, mais il s'agit aussi d'idéal : de ce qu'on croit qu'on est, de ce qu'on voudrait être, et de ce qu'on est réellement. C'est donc aussi un film sur les échecs de la vie : sur les espoirs, et sur ce qu'on obtient finalement.
C'est un sujet sur la passion (le feu), et sa flamme qui s'allume et qui s'éteint, comme un garçon rouquin pyromane.
Mais comme la roue merveilleuse, malgré toutes ses promesses, ce n'est finalement qu'une grande roue, certes on monte, mais ça ne dure qu'un temps, on fait un tour, et on redescend de son nuage. Et c'est fini, et on est déçu.


Un peu comme ce film qui ne tient pas ses promesses.

Créée

le 2 janv. 2019

Critique lue 165 fois

Hunkarbegendi

Écrit par

Critique lue 165 fois

D'autres avis sur Wonder Wheel

Wonder Wheel

Wonder Wheel

7

pphf

le 14 sept. 2018

Suivre

Clap (clap,clap) de fin (?)

ALLEN, Woody (1935 – 2017) Cette critique, très postérieure au visionnement et au re-visionnement (très appréciés) du film est une réponse personnelle au massacre en règle auquel Wonder wheel a été...

Wonder Wheel

Wonder Wheel

4

Seemleo

le 4 févr. 2018

Suivre

Woody en roue libre

Wonder Wheel me fait penser à la salade verte que j'ai mangée cet après-midi : magnifique assiette à la présentation impeccable, mais goût insipide. Sans assaisonnement ni vinaigre. Woody Allen est...

Wonder Wheel

Wonder Wheel

8

Fritz_Langueur

le 22 févr. 2018

Suivre

La roue de l'infortune

2017 nous avait privé de notre Woody Allen annuel ce qui est rare, 2018 aurait du nous en livrer deux, mais, compte-tenu d'un contexte sur lequel je ne veux pas m'épancher pour le moment,...

Du même critique

La Mort de Louis XIV

La Mort de Louis XIV

3

Hunkarbegendi

le 13 févr. 2019

Suivre

La Mort du Spectateur

Ce film est d'un ennui ... mortel; À défaut de vraiment mourir vous risquez à coup sûr l'endormissement. Idéal pour tous ceux qui souffrent d'insomnie. Ou si vous voulez torturer quelqu'un. Un...

Trepalium

Trepalium

3

Hunkarbegendi

le 9 févr. 2016

Suivre

Outil de torture, la série porte bien son nom

Je n'ai vu que deux épisodes, pour l'instant, la note de 3 que j'ai mise est donc provisoire, mais ça commence mal. Le scénario n'est pas vraiment excitant. Au niveau imagination, c'est pas terrible...

Guerre et Paix

Guerre et Paix

8

Hunkarbegendi

le 18 févr. 2016

Suivre

Critique de Guerre et Paix par Hunkarbegendi

Une excellente adaptation du livre de Tolstoi, sans doute la meilleure à ma connaissance. À l'écriture on retrouve Andrew Davies, connu pour ses adaptations de romans classiques tels que Pride and...