280 Millions de Dollars Plus Tard
Parier sur le mauvais cheval, c'est courant. C'est pas un drame, à Hollywood, ça fera qu'un film de merde de plus qui, avec un peu de chance, fera des entrées.
Sauf que Marc Forster, faudrait penser à l'évincer des plateaux de cinéma, au même titre que John Moore, et tant d'autres bras cassés qui semblent foirer leurs films volontairement. Ne me dites pas que le sur-découpage, les plans mal composés et la mièvrerie picturale, c'est leur style...Non! Ca c'est le style de Michael Bay, et lui, c'est le seul mec sur terre qui a le droit de le faire même si on lui crache à leur gueule pour ça!
Mais en plus de la misère cinématographique, World War Z semble suivre les traces des pires inepties écrites ces derniers temps...Bah tiens, Damon Lindelof au scénario...Prometheus, vous me recevez? Et franchement, niveau connerie, ça m'a beaucoup fait penser à Prometheus, et j'en suis sorti avec le même goût amer dans la bouche, un goût de gerbe qui reste coincé dans la gorge de manière à me titiller les papilles...le goût du film à potentiel ultra-gâché au point d'en devenir le véhicule laid d'une idéologie borderline et inintéressante au possible! En gros, imaginez une Fiat Multipla version 1998 qui ferait campagne pour des néo-nazis tout en écrasant le moindre passant innocent, et vous aurez World War Z!
Affublé ou non de PG-13, World War Z est aussi mou que la pire des productions Irwin Allen. Point n'est besoin d'être gore, même dans un "film de zombies" pour effrayer son spectateur, mais la façon dont Marc Forster s'amuse à filmer ses zombies rend le tout insipide et aussi menaçant qu'une bande de mômes au premier jour des vacances! Et Brad Pitt dans tout ça, et bien...Il est toujours bien coiffé...un peu comme Derrick!
Et Malgré un Marco Beltrami qui signe une partition convenable (j'ai dit convenable! C'est pas non plus du John Williams des grands jours!), World War Z ne parvient pas à s'affranchir de son allure de mauvais spot pour Reporters Sans Frontières.
World War Z, c'est le clou du film faussement intelligent, après Man Of Steel entre autres. Et au final, on se retrouve avec une excellente comédie familiale, comportant le Darwin Award de l'année, digne des élans de génie d'un Uwe Boll. Mais si vous voulez en avoir pour votre argent, dégottez vous 28 Days Later, ou même sa suite, le propos de base est semblable et c'est réussi.
Au fait, la suite est en chantier...je suis quand même preneur! Ou vous gardez la même équipe et vous me faites un truc encore plus débile! Ou vous m'engagez des mecs intelligents, et un bon réalisateur! Parce Que Mine de rien, y'a du potentiel malgré le PG-13.