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Outre le fait que son réalisateur, Brett Ratner, soit une sombre flaque de merde à la ville, The Last Stand a toujours été le film le plus faible de la trilogie originale. Pas à cause du de-aging de l’intro, plutôt convaincant pour une technologie alors balbutiante, mais à cause d’une palanquée de problèmes d'écriture et d’une mise en scène plate, sans la moindre idée, qui ferait passer les deux films de Singer (tiens donc, un autre prédateur sexuel) pour des réussites totales.


On peut déjà se questionner sur le choix de mêler deux arcs narratifs sans aucune relation, avec d’un côté celui de Phénix, centrale à toute la mythologie X-Men, et de l’autre cette histoire de remède contre la mutation qui développé seul aurait sûrement pu donner quelque chose de plus cohérent avec la trame des précédents volets. Mais là on fourre-tout et on espère que ça passe, quitte à ce que les X-Men protègent contre tout bon sens le centre de recherche, sorte de camp pour thérapies de conversion sexuelle que n’importe quelle personne saine d’esprit ne saurait défendre.


En plus de cela, on trahit le parcours des différents personnages au profit d’effets de manche voulus choquants. Mais à aucun moment on ne peut croire que Magneto laisserait tomber Mystique, où qu’il considérerait ses troupes mutantes comme de la chair à canon complètement sacrifiable. De même que le revirement de Iceman en blaireau trompeur n’a pas de sens, tandis que les remontrances énervées du Professeur X envers Wolverine n’ont pas leur place ici. Encore une fois, je ne trouve pas que les films précédents bénéficient d’une écriture particulièrement intéressante (le second plus que le premier tout de même), mais ils donnaient une trajectoire qui se tenait aux personnages. Là, rien. Il ne faudra donc pas s’étonner que la mort du Professeur, de Jean et de Cyclops n’aient absolument aucun impact émotionnel. Et c’est sans même évoquer le ridicule de Vinnie Jones en Juggernaut…


Il n’y a plus qu’à afficher un je m’en foutisme flagrant, en accusant de ce syndrome du jour qui passe à la nuit en un plan par le biais d’un simple contrechamp se déroulant sur une seconde, et on obtient ce que l’on pourrait comparer à ce qui fait la moyenne des productions du MCU : une bouillie tiédasse, sans enjeux, sans réflexion et sans envergure.


Et c’est comme cela que je conclus la redécouverte d’une trilogie vraiment faible.


Créée

le 19 nov. 2025

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Frakkazak

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