Un film inconsistant: pas de scénario, une esthétique peu inspirée; entièrement au service de Olivia Newton‐John devenue une célébrité mondiale depuis Grease sorti 4 ans auparavant; et surtout au service du fric que les producteurs espèrent en tirer (ce qui sera un très mauvais calcul: ils récupéreront tout juste la moitié de ce qu'ils ont investi - bien fait).
4 étoiles
- pour Olivia, pas très grande actrice, danseuse moyenne mais immense chanteuse aux registres impressionnants (on ne peut en dire autant de l'orchestre pop qui l'accompagne et dont la rythmique est lourde et sans grâce; le mixage a mis heureusement la voix en avant largement)
- pour Gene Kelly, espèce de "caution morale" pour le réalisateur qui prétend faire une comédie musicale en revendiquant une continuité depuis l'âge d'or américain du genre jusqu'à la période disco durant laquelle ce film est réalisé. Ce même Gene Kelly qui, à 68 ans, s'amuse comme un fou sur des patins à roulettes et est probablement l'auteur de la seule scène inintéressante et émouvante du film!
- pour cette scène donc: Gene Kelly qui danse avec Olivia le numéro d'un de ses premiers films, dans sa propre chorégraphie, sans rien avoir perdu de cette grâce sympathique, modeste et généreuse qui le caractérise.
- pour une partie de la musique lorsque que l'orchestre pop n'est pas trop en avant ou est couvert par la voix de Olivia.
Contre: une mise en scène insipide, des décors laids, un scénario inexistant, des acteurs pas dirigés (lorsqu’ils ont du charisme , comme Olivia et Gene ça passe, mais lorsque ce charisme est celui d'une huitre, comme celui de Michael Beck, on s'ennuie ferme! On s’ennuie d'autant plus souvent que cet acteur est omniprésent à l'écran!