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Big Bug de l’an 2000
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À la veille du réveillon du 31 décembre 1999, les deux gentils losers que sont Eli et Dan au sein de leur lycée décident de prendre leur destin en main en se rendant à la soirée organisée par leurs bien plus populaires camarades. Mais, lorsque s'achève le compte à rebours du passage à la nouvelle année, le bug de l'an 2000 a bien lieu, engendrant des conséquences aussi surprenantes que très dangereuses...
Des bruits préhistoriques de connexion à Internet, l'interface AOL, des CD gravés, des VHS louées au vidéoclub du coin, des chaussures de skaters sans faire de skate, des groupes de jeunes réunis par affinités musicales, des références à une popculture qui ne peuvent plus parler à qui serait né au-delà du début des années 90 ou encore une B.O. rétro judicieusement choisie pour l'occasion... Pas de doute, la manière qu'a le premier film de l'humoriste Kyle Mooney (vu en rôle principal dans l'excellent mais méconnu "Brigsby Bear") de nous entraîner au sein de l'ambiance insouciante de toute une époque a bel et bien permis à l'auteur de ces lignes d'effectuer un voyage temporel vers les doux effluves nostalgiques de sa propre adolescence (même tranche d'âge que les personnages) et, plus particulièrement, à la date fatidique du 31 décembre 1999 où un certain bug de l'an 2000 était alors dans tous les esprits, cristallisant les multiples craintes de l'inconnu d'un nouveau millénaire.
Si "Y2K" a d'abord des allures d'un (fort sympathique) ersatz de "Supergrave" par le regard tendre porté sur l'amitié de son duo de jeunes héros (l'introverti amoureux et l'obsédé exubérant) pour construire dans la légèreté un réel attachement sur le long-terme à tout un microcosme adolescent, son point de bascule apocalyptique va bien évidemment y rabattre complètement les cartes lors d'une séquence de massacre... disons... domestique absolument géniale !
Se montrant assez jubilatoire sur tous les plans les plus fantaisistes qu'un teen-movie apocalyptique puisse impliquer, la première moitié du film de Kyle Mooney effleure souvent le sans-faute dans ce qu'elle a à délivrer, nous faisant même plusieurs fois dire que l'on assiste là, dans le genre, à un potentiel nouveau "La Main Qui Tue" en mode version SF nostalgique ! Avec ses personnages réussis dans leur passage forcé à l'âge adulte, ses scènes de meurtres souvent drôles, une propension à réellement défier les attentes sur le sort de certains et une menace traitée de façon cartoonesque dans son évolution, "Y2K" parvient à trouver une excellente dynamique de comédie horrifique via l'ensemble de ses composantes qui, couplé à son attrait nostalgique, met toutes les chances de son côté pour devenir l'une des plus inattendues de ces dernières années.
Malheureusement, la deuxième partie du film, elle, est beaucoup plus déséquilibrée sur les ingrédients utilisés. Là où "Y2K" aura le mérite de ne jamais perdre le cœur des adolescents qui lui donne son supplément d'âme, il se mettra trop souvent à trébucher à cause de certains délires sortis de nulle part, exagérés et à la portée humoristique quasi-nulle (que ce soit Fred Durst ou tout ce qui entoure la représentation des motivations de l'ennemi, on imagine que Mooney devait être dans le même état que son personnage quand il a eu ces idées). Le film réussira néanmoins à conserver notre bienveillance jusqu'à son terme mais l'apparition de ses défauts, redondants sur la durée de surcroît, ne pourront que le cantonner à être hélas plus anecdotique qu'il n'y paraissait de prime abord.
Mais, allez, pour sa dernière proposition de genre de l'année 2024, A24 aura eu le mérite de réveiller le sourire du petit adolescent des 90's en nous et, même si tout est loin d'y être parfait dans sa deuxième, on préfèrera retenir ce que "Y2K" nous a montré dans sa première moitié. Il ne s'agit que d'un premier film après tout et Kyle Mooney y montre suffisamment de belles choses pour que l'on soit au rendez-vous d'un prochain projet aussi fantasque.
Créée
le 25 déc. 2024
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