La cinéaste tchèque Veronika Lišková vient du monde du documentaire et son premier long-métrage de fiction, Year of the Widow, s'en rapproche beaucoup, puisque inspiré des chroniques écrites dans un magazine par une veuve quadragénaire. Le film décrit donc, durant 4 saisons, les changements dans la vie de cette femme en deuil, que cela soit au sein de sa famille proche, avec les réactions contrastées selon les générations (fille, grands-parents) et le dédale administratif dans lequel la désormais veuve doit se débattre. Il y a beaucoup de pudeur dans le traitement de cette histoire mais aussi des faits plutôt insignifiants qui ne sont jamais banals pour celle qui les vit. Mais sur l'écran, via une mise en scène sans relief, le film n'a pas suffisamment d'épaisseur pour émouvoir ou simplement convaincre. On attend plus des relations entre la mère et la fille, notamment, qui n'ont quasiment aucune conversation de plus de 10 mots à partager. Visiblement, beaucoup de personnes, en Tchéquie, se sont reconnues ou ont été touchées par l'existence au quotidien de cette femme à travers ses écrits. Peut-être qu'il manque au film un véritable style pour nous faire partager avec davantage d'émoi les différentes phases qu'elle traverse ?

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le 16 nov. 2024

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