Je met deux uniquement pour les graphistes et les FX des créatures, L'équipe technique à bossé et la photo est pas si mal, mais malheureusement pour eux, orelsan doit éviter d'écrire et réaliser et de jouer ! Oui tu ne sais pas jouer aurélien... Mais tu as très certainement plus de talent dans le rap.
J'y ai cru les 20 première minutes avec cette ambiance myazaki et ce petit couple qui s'apprête à accueillir leur enfant, ils sont mignons. Mais très rapidement l'ego du monsieur prend place avec son envie de film de baston pour vaincre les yokai qui sont ses "démons intérieurs"... sur le papier pourquoi pas, j'aime beaucoup la mythologie japonaise, sauf que là c'est très cliché et maladroit. Il y a certains démons cools sur le plan technique et certaines scènes sympas au début du film, qui flirt avec le film d'horreur/humour, et ils auraient peut être dû rester là dessus, mais ça prend très rapidement un tourant en scène de baston débile insipide.
Ensuite ça devient complètement infame quand ses potes arrivent et qu'ils retournent à paris avec une mise en scène médiocre sans idée et des scènes d'action à chier qu'on a déjà vu 1600 fois. Mais surtout on est au sommet du mauvais goût et de ce qu'il ne faut pas faire au cinéma, à savoir, exposer ton malaitre d'ado de 40 piges avec des mots ! Il ne faut pas le dire, il faut le montrer ! Et là il s'en donne à coeur joie le petit aurélien, il en a gros, et il dit tout haut ce qui lui tien à coeur ! C'est le rap qui prend le dessus sur le cinéma. Mais au ciné c'est par l'image et le mouvement qu'on veut voir ça.
Clairement ils auraient dû rester au japon et se concentrer sur la mise en scène avec les démons, c'était l'idée à approfondir, il y a tellement à faire avec le folklore japonais. ça plus le parallèle avec leur futur vie de parents, tous ça ammené subtilement par l'image. Par exemple il y a Scott Pilgrim d'Edgar Wright, qui s'amuse jusqu'au bout avec l'action très stylisé et ça marche.
Je suis tombé sur une critique qui dit que c'est un film autocentrée et auto-thérapeutique, et clairement on a ce sentiment après l'avoir régardé... un Aurélien-san embourgeoisé qui règle ses comptes avec son malaitre... bof bof