Frank (Ben Kingsley) est le tueur à gages d'un clan polonais ; très porté sur la vodka et, par conséquent peu fiable dans son activité, il entame une thérapie chez les Alcooliques anonymes.
L'idée initiale de cette comédie macabre est plutôt plaisante ; ou comment l'impénitence du tueur est incompatible avec son sa fonction. Pour autant, pas d'arrêt de travail prescrit. Cependant, l'idée n'est pas suivie d'un développent intéressant ni même cocasse, comme on pouvait l'attendre.
John Dahl réalise une comédie intimiste tournée vers la personnalité de Frank, sa nouvelle sobriété et la confession à quelques-uns de son alcoolisme. Le personnage manque, tout au long d'un film sans véritable intrigue ni action -à peine quelques contingences évoquent-elles une rivalité entre mafias irlandaise et polonaise- d'épaisseur psychologique. Le cheminement de Frank, trop peu caractérisé, vers une possible rédemption détermine, sur le mode de l'humour noir, un sujet étriqué au cœur duquel le tueur n'apparait ni vraiment caustique ni attachant.