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le 9 févr. 2022
SuivreLe démon les habite
Fort opportunément, Arsalam Amiri a situé l'action de son premier long-métrage, Zalava, en 1978, peu de temps avant la Révolution islamique, dans un village perdu du Kurdistan iranien. Le film...
Fort opportunément, Arsalam Amiri a situé l'action de son premier long-métrage, Zalava, en 1978, peu de temps avant la Révolution islamique, dans un village perdu du Kurdistan iranien. Le film appartient au genre fantastique, à la lisière de l'épouvante, sachant que la pire horreur y est un saignement de nez. Mais l'effroi est ailleurs car tout est dans la croyance collective et superstitieuse d'une population paniquant devant la présence supposée d'un démon, qui va jusqu'à faire vaciller l'entendement d'un gendarme rationnel et d'une doctoresse prudente. S'il possède des qualités dignes d'un cinéma de genre effrayant, Zalava, sans jamais faire baisser son intensité d'un iota, n'est pas exempt non plus de scènes qui pourraient parfaitement être tenues pour comiques, si la tension n'était pas permanente. Assez remarquablement réalisé, le film est une excellente bonne surprise dans un cinéma iranien qui parvient toujours à étonner, en dépit des contraintes de la censure.
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le 9 févr. 2022
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le 9 févr. 2022
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