6
895 critiques
Jaieumadoz !
- Bon, Sean... tu permets que je t'appelle Sean ? Sean... Ce que je te propose, là, c'est, euh... comment dire, de passer 2 heures à l'écran en slip de drap rose et deux cartouchières de la même...
le 24 juil. 2011
Cela faisait quelques années que j'avais ce film dans mes dossiers. Je l'avais maintes fois double-cliqué par curiosité, me demandant ce que pouvait être cet étrange objet cinématographique sur lequel j'étais tombé un soir par hasard, sans jamais l'avoir visionné de bout en bout. Les nombreuses critiques négatives ne cessaient de refreiner ma curiosité, mais malgré tout, le peu d'avis élogieux contrebalançait systématiquement ces médisances. Puis enfin, la tentation été plus forte...
La première chose qu'on peut remarquer à propos de Zardoz, c'est que le film a plutôt mal vieilli : Les décors, les effets spéciaux, les costumes (Sean Connery en slip rouge à bretelles, pour vous donner une idée) nous donnent l'impression d'être tombé sur un bon gros nanar des années 70. La difficulté est de passer outre ces détails esthétiques. Mais attention, ces fameux détails peuvent aussi s'avérer intéressant pour une minorité de spectateurs : ils lui confèrent un coté kitsch qui donne une atmosphère étrange au film, enfin disons atypique. Sinon la bande son colle plutôt bien. Le second mouvement de la 7e symphonie de Beethoven rendra le film moins ridicule et plus solennel aux yeux de certains je l'espère.
Maintenant que nous avons vu brièvement la forme, observons rapidement le fond : Le scénario est plutôt original, tout n'est pas parfait mais il a au moins le mérite de nous présenter quelque chose qu'on voit assez rarement. Le film est bourré de références en tout genre (que je tairai pour ne pas spoiler) et pose des questions d'ordre métaphysique qui peuvent ouvrir les pistes d'une réflexion philosophique. Par exemple : l'idée d'une conscience collective (Très new age), la problématique immortalité/natalité, la mort, la morale et la justice, la viabilité d'une aristocratie vivant de l'exploitation des basses classes, la nature et l'évolution, le progrès technique outil d'affranchissement de l'homme ou bombe à retardement, la dénaturation de l'homme et sa divinisation (ces derniers thèmes faisant en quelque sorte du film une adaptation libre du mythe de Prométhée), l'importance de la culture et la conservation du patrimoine historique, etc. Je préfère ne pas m'étendre pour vous laisser découvrir pleinement la chose.
En bref, j'en suis ressorti avec le sentiment d'avoir visionné un chef d'oeuvre qui mériterait d'être connu, reconnu, et non moqué. C'est clairement de mon point de vue une dystopie futuriste qui nous guette, pas nécessairement sous cette forme, mais dans les questions qu'elle soulève...
J'espère avoir réussi à planter chez vous cette même graine qui fût planté chez moi par d'autres, et qui me poussa à céder à la curiosité de découvrir ce petit bijou !
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.
Créée
le 8 juin 2012
Critique lue 3.5K fois
6
895 critiques
- Bon, Sean... tu permets que je t'appelle Sean ? Sean... Ce que je te propose, là, c'est, euh... comment dire, de passer 2 heures à l'écran en slip de drap rose et deux cartouchières de la même...
le 24 juil. 2011
8
305 critiques
Sean Connery et son slip rouge, Sean et ses cartouchières-bretelles assorties, pour une très belle barboteuse, Sean et son catogan tartare, ses moustaches triomphantes, son torse velu, son...
le 3 août 2014
9
34 critiques
Cela faisait quelques années que j'avais ce film dans mes dossiers. Je l'avais maintes fois double-cliqué par curiosité, me demandant ce que pouvait être cet étrange objet cinématographique sur...
le 8 juin 2012
1
34 critiques
Je vais faire court considérant que j'ai donné assez de mon temps à cette oeuvre, qui commençait pourtant bien et portait un certain potentiel. Si je devais résumer brièvement le film, je dirais :...
le 16 mars 2014
8
34 critiques
Le film est rempli de tout un tas d'incohérences inévitables et inhérantes à l'absurdité d'un tel monde, quelques exemples : la subjectivité n'existe pas car on admet qu'il existe une unique vérité...
le 18 févr. 2013
6
34 critiques
Un film incontestablement de qualité, mais profondément propagandiste quoi qu'on en dise : Après avoir brièvement rappeler les évènements antérieurs, en évoquant tout de même les méfaits de la...
le 16 janv. 2013
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème