Dans une ambiance téléfilmique, le scénario nous entraîne dans ce qui aurait pu être un roman photo à faire rêver les mamies des années 70s. On navigue parallèlement entre deux époques, l'une contemporaine et l'autre non-datée mais durant l'URSS et on suit un "vrai shaman" qui est connecté aux événements. On anticipe que ces aller-retour dans le temps finiront par s'expliciter même s'ils semblent décousus, ce sera décevant.
Le lien entre les deux époques n'est pas bien géré, on apprend juste petit-à-petit que dans ce qui semble être les '60s à Moscou, une étudiante s'est fait maudire (célibat, désintérêt de la gent masculine, est-ce vraiment une malédiction ?) par un sorcier à lunettes, sans motif apparent (puritanisme ? jalousie ?) un jour d'éclipse totale du soleil. On apprendra plus tard qu'elle et son amant sont morts sur le champs, dans l'auditoire. Pendant ce temps, de nos jours, Barbie qui se la joue Barbie est tristounette et souffre +/- à son insu d'une malédiction qui la voue au célibat et provoque des hallucinations furtives chez ses proches. Mais un jeune gaillard un peu con croise son chemin en une sorte de coup-de-foudre non-assumé pour que de fil en aiguille, il l’entraîne dans un show-télé (son job) pendant lequel, lui, jeune con déguisé en shaman, enfoncera une porte ouverte en lui jetant le même sort. Cette émission en direct fout la honte à Barbie qui devient la risée des médias sociaux. Puis, essayant de se racheter, sans jamais dire ce qu'il faut au bon moment, et de lever la malédiction, il frayera avec le Harry Potter de service et devra se livrer, lui, jeune con, à la place de Barbie au cours d'un nouveau show-télé: la final de la grande battle des sorciers en direct. Mais l'amour est plus fort sous le feu des caméras et du publique de plateau et Barbie qui arrive en trombe est amenée dans les limbes par le vrai shaman et ira délivrer le jeune con aimé de sa prison de glace. Harry Potter l'a donc bien profonde et s'enfuit. Bisou bisou.
Vraiment lourdaud, pataud et bête !