La fin justifie t-elle les moyens ?
"Zero dark thirty" retrace toute la traque de Ben Laden par la CIA, depuis 2003 jusqu'à la mort du terroriste en mai 2011.
Le film a d'ailleurs tout d'une "docu-fiction", si on avait filmé les véritables agents sur le terrain tels quels, on peut légitimement penser que le résultat ressemblerait à "Zero dark thirty".
C'est donc un film d'action/investigation assez classique comme il est plus ou moins à la mode d'en produire en ce moment ("Argo" il y a encore peu), mélangeant subtilement réalité et fiction donc pour parvenir à un résultat tout à fait satisfaisant.
Les acteurs sont justes et donne envie d'y croire (motion spéciale à Jessica Chastain dans le rôle de Maya), c'est bien rythmé, il n'y a pas de faille particulière dans le scénario (même si en l'occurrence le contraire eut été suprenant ) . . . Bref c'est bien réalisé, pas à tortiller du cul !
"Mais alors pourquoi un titre aussi accrocheur ?" me direz vous justement.
En fait, le film s'ouvre sur 20 bonnes minutes dans un camps (dans le genre Guantanamo), avec une belle séance de torture à la clé (que la Gestapo elle même n'aurait pas dénigrée) dans le but de forcer le terroriste à divulguer des informations.
Et c'est probablement en cela que Zero Dark Thirty peut déranger.
Car à un aucun moment dans le film, ces tortures ne semblent être reprochées à leurs exécuteurs ou même simplement faire l'objet de critiques. On filme la scène, le bourreau et sa victime, point barre !
De la à parler d"apologie" de la torture, il n'y a qu'un pas que certains n'hésitent pas à franchir.
Je pense pour ma part, que ces scènes ont été tournées justement dans le but de forcer le spectateur à se poser LA question : La fin justifie t-elle les moyens ?
N'étant pas sur un site de philosophie mais bien de critiques, je m'abstiendrai d'exposer mon avis ici.
Chacun se fera le sien mais âme sensible s'abstenir . . .