Pour son grand retour vidéoludique, le plus célèbre agent secret du monde s'offre une belle réussite avec ce First Light, un jeu d'action/infiltration qui mixe une histoire classique mais solide porté par un nouveau Bond convaincant avec les mécaniques géniales des Hitman plus quelques nouveautés amusantes qui peuvent s'améliorer sur une potentielle suite.
En partant de ses débuts, First Light nous met dans la peau d'un James Bond en pleine formation. Un jeune agent malin, fougueux et charmeur qui a déjà toutes les qualités qu'on lui connaît mais avec plus d'humanité et de naiveté, un héros en devenir qui se confronte à la brutalité du monde de l'espionnage dans un récit de passation de torche. Avec une histoire de complot national aux ramifications mondiales, c'est un scénario très classique qui donnerait un très bon film James Bond : de l'action de grande envergure, des révélations en pagailles, des échanges malicieux entre Bond et ses alliés ou ennemis et des méchants bien mégalomaniaques ! La qualité des dialogues et l'humour pince-sans-rire de James et ses partenaires permettent d'ajouter à l'humanité du personnage iconique. C'est très cliché, mais c'est équilibré avec des arcs assez rares comme cette formation maltaise (un chapitre qui utilise brillamment les QTE pour faire avancer la narration) qui permet de donner du crédit à l'aspect rookie de ce James Bond.
Si vous connaissez les Hitman d'IOI, vous ne serez pas énormément dépaysé par le gameplay de ce 007 (ce qui n'est pas un point négatif pour moi). Je voulais que ce First Light soit une sorte d'adaptation d'Hitman, et c'est le cas. Les séquences d'infiltration en sont le parfait exemple : donner la liberté de découvrir des moyens d'arriver à ses fins dans des maps assez grandes avec une belle variété de gadgets iconiques et des PNJ toujours aussi plaisants à écouter sur sa route. C'est le meilleur aspect du jeu, les moments d'action sont plus classiques et linéaires (même si j'ai aimé les combats au c-a-c avec les finishers et autres lancers d'objets) et les combats de boss, peu nombreux, ne sont pas mémorables.
James Bond, c'est du cinéma d'action, du très bon cinéma d'action la plupart du temps. Et IOI a bien compris la franchise : l'histoire alterne entre de jolies séquences d'exposition (le bateau en Thailande ou la voiture au Mozambique) et des grandes scènes d'action avec explosions et fusillades dans tous les sens, un cocktail qui m'a bien accroché ! En plus de l'ambiance classy dans des décors luxueux pour bien se sentir comme un espion dans son eau. La musique, même si elle capitalise beaucoup sur le thème iconique de la saga, ajoute un vrai plus à l'ambiance élégante que j'ai beaucoup apprécié. Graphiquement, c'est beau sans être transcendant, la modélisation des personnages est la meilleure réussite du jeu.
007 First Light est donc un pur jeu plaisir pour les fans d'Hitman et de 007, une histoire classique mais efficace et vraiment amusante avec un aspect infiltration prenant et une mise en scène axé sur le spectacle et l'ambiance classy de l'espionnage, même si le jeu n'est pas exempt de petits défauts.