J’avoue ne pas être un grand amateur de jeux d’infiltration ; je ne suis donc pas forcément le meilleur public pour jauger 007: First Light à sa juste valeur.
Néanmoins, je ne comprends pas l’emballement de la presse et certains joueurs pour le titre.
Car je me suis littéralement ennuyé sur 007: First Light.
À tel point que j’ai déposé la manette à 50 % de l’aventure. Pourtant, je déteste ne pas aller au bout d’un jeu. Mais là, j’avais vraiment l’impression de perdre mon temps.
Que ce soit lors des passages d’infiltration ou d’action, j’ai trouvé le jeu passable, sans génie.
En infiltration (même si je ne suis pas un grand connaisseur du genre, donc), j’ai déjà vu bien mieux avant : Batman: Arkham Asylum, The Last of Us...
Ces phases sont fades dans ce James Bond. Je n’y ai ressenti aucune tension. Elles sont bien trop molles (et brouillonnes quand les choses s’emballent). On dispose de beaucoup de gadgets, mais finalement, seuls deux types servent régulièrement, et pour faire presque toujours la même chose. Et dès que c’est plus complexe, qu’on sort des sentiers battus, on est trop vite guidé.
En phase d’action, même le premier Uncharted sur PlayStation 3 proposait une expérience plus fine, plus ludique. Dans 007: First Light, les idées de mise en scène de certains gunfights sont bonnes, mais l’exécution est sans éclat et les mécaniques sont, là aussi, répétitives. Peut-être parce que le level design n’a rien de dingue, peut-être à cause du remplissage d’ennemis qui semblent souvent placés n’importe où.
Je ne parle pas des phases de poursuite en véhicule ou de chute libre. Elles sont fun, oui, mais ne durent que quelques minutes, et sans aucun enjeu. En clair, on fonce sans réfléchir et ça passe. Clairement uniquement là pour les trailers.
Cerise sur le gâteau, ça blablate tout le temps pendant les phases de jeu, avec un doublage uniquement en anglais. À moins d’être bilingue, impossible de suivre les dialogues sans s’arrêter pour lire les sous-titres. Donc, soit on fait des pauses lecture toutes les deux minutes, ce qui casse le rythme, soit on passe à côté d’une bonne partie du scénario.
Enfin, en termes d’ambiance, j’ai été déçu. Notamment au niveau musical, sauf à quelques rares moments. J’avais imaginé que David Arnold allait nous ramener aux belles époques de la saga cinématographique... mais je n’avais plus en tête que David Arnold, c’est surtout l’époque Brosnan... pas la meilleure ! (Pourtant, le jeu GoldenEye 007 sur Nintendo 64 avait su créer une ambiance prenante. Mais bref.)
Avec le recul, on pourrait se dire que j'en attendais trop d'un jeu à licence 007. Mais l'histoire prouve que c'est possible. Il y a bien eu GoldenEye 007.