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Retour sur le cataclysme vidéoludique de la décennie ( ft. INTHEPANDA).

Transhumanisme n.m "Courant de pensée qui vise l’amélioration des capacités intellectuelles, physiques et psychiques de l’être humain grâce à l’usage de procédés scientifiques et techniques (manipulation génétique, nanotechnologies, intelligence artificielle, etc.). [Conviction idéologique plus que position solidement argumentée, le transhumanisme est contesté aussi bien d'un point de vue scientifique que d'un point de vue éthique.]" - source Dictionnaire Larousse en ligne.

Je crois qu'il y a un point sur lequel tout le monde s'accorde ces derniers temps : 2020 aura été une année foutrement triste. D'un point de vue général, evidemment, il y a eut cette pandémie de COVID-19 dont on ne parle jamais suffisament, et qui aura ouvert en grand les plaies sanguinolentes de nos sociétés capitalistes. Avec ce virus, brutalement, bien des choses nous sont apparues plus limpides qu'auparavant. Que ce soit sur notre propre individualisme que nous taisons parce que l'on veut se rassurer que nous ne sommes pas des assassins en puissances auprès de nos proches, où les efforts mis en place par nos gouvernants et ceux qui détiennent l'argent pour retourner cette situation catastrophique à leurs avantages, nous subissons depuis plusieurs mois une sorte de "flash" totalitaire/libéral déprimant qui en dit long sur le cauchemar sociétal dans lequel nous allons nous enfoncer dans les mois qui viennent. D'un point de vue plus restreint, on peut - je pense - tous aussi prétendre à des dépresions plus personnels qui auront eut raisons de nos espoirs en l'avenir. Bref, autant de grandes et de petites catastrophes qui ont fait de cette année la pire - ou la premiere des pires - années de nos existences....
Et puis il y a eut Cyberpunk 2077, et là on s'est dit que plus que triste, cette année était en plus de ça impitoyable, voire cruelle à s'acharner ainsi avec nous. Sorti en date du 10 Décembre 2020, ce jeu est considéré aujourd'hui (déjà...) comme l'un des plus grands fiasco de ces dix dernieres années en matiere de jeu vidéo. La faute à sa sortie sur des consoles de 2013 faites après l'avénement de la next gen, et une communication que beaucoup ont considéré comme hautement mensongere. Un très TROP vaste programme.
Ecrire aujourd'hui une "critique" sur Cyberpunk 2077 reviendrait à tirer sur l'ambulance. Les passions se sont en effet déjà défoulées, à raison, sur les aspects les plus ignobles qui enveloppent la sortie de ce jeu sur des appareils dont la performance, plus que surannée, devient même lourdement handicapante à son fonctionnement. Néanmoins, si tout a déjà été dit, il apparait clairement que le débat ne s'est peut-être pas montré aussi honnete, exaustif et révelateur que l'on veut bien le croire au sujet de Cyberpunk 2077. Ayant tout fraichement terminé une premiere fois le jeu sur PS4 flat, (oui...je sais...je vous remercie pour votre soutient) je me dis qu'il serait peut-être interessant de considérer ce jeu comme une oeuvre avant d'être un produit industriel, et d'essayer - humblement, calmement - de comprendre ce que le jeu raconte, comment il s'y prend pour le raconter et ce que son ratage revele d'une industrie et au delà de ça de nos mentalités de joueurs. Gardez en tête la définition que j'ai largué en préambule : elle est au coeur de la diegese du jeu et au coeur de la réception que nous avons offerte à ce dernier.

Bon, pour commencer, il est important de rapeller ce qu'est le cyberpunk. C'est avant tout un sous-genre de la science-fiction dont on peut grossierement situer la date de naissance aux alentours de l'an 1984 (belle ironie science-fictionnelle que voici pour un genre qui parle aussi de controle des masses !). C'est à cette date que William Gibson, un auteur de sf américain, sort un livre intitule Neuromancien dont le fond narratif traite d'une société ultracapitaliste où la technologie n'est plus seulement en plein essort mais est entré dans une course folle vers la surenchere. Dans Neuromancien, des hackers/mercenaires se connectent au net et se livrent des guerres territoriales sans merci pour le controle d'information, dans un univers fait de mégacorporation où l'espionnage industrielle est un mètre étalon et la guerre commerciale un quotidien. Bref, un monde gavé de technologie, où les inégalité ont atteint un point d'écart sidérant, où les plus puissants chassent progressivement leurs envellopes charnelles pour des augmentations chromées du plus mauvais gout, et où les pauvres, à la ramasse, se réfugient dans le crime, brulant très souvent la vie par les deux bouts dans une quête désespérée pour l'argent et la renommées. Les univers cyberpunks sont des univers cacophoniques par excellence, bardés de transhumanisme et de nihilisme. Une autre oeuvre majeur du genre serait sans aucun doute Transmetropolitan, l'exceptionelle série de comics de Warren Ellis qui s'attarde plus sur les retombées sociologiques qu'un monde sans cohésion collective et où tout jusqu'aux interractions humaines les plus intimes seraient libéralisés impliquerait, vu a travers les yeux d'un journaliste à la foi inébranlable. Mais je m'égare...En clair, si on doit retenir quelques arcanes de la fibre cyberpunk ce serait celles ci: transhumanisme (évidemment), libéralisme et sans doute la solitude.
La série de jeu de role Cyberpunk, fondée quatres ans après la sortie du Neuromancien, a donné son nom à la posterité du genre tout entier car il est arrivé à synthétiser l'ambiance de ces univers sans fois ni loi, transcriptions insupportables de nos société. Bien evidemment, le tout sous une forme suffisament fun pour que l'on puisse réflechir tout en s'amusant. Elle est l'oeuvre de Mike Pondsmith, un concepteur de jeu de role chez R.Talsorian Games, qui aura su donner à ces univers parfois un peu évasif et trop hard-science un côté plus "terre-terre", permettant une meilleure assimilation de ces cosmes de l'imaginaire. D'ailleurs, ce n'est qu'un détail mais Mike Ponsmith est un créateur de science-fiction afro-américain. Je tiens à le préciser car la chose est, à ma conaissance, très rare. Bref, dans cet univers de Cyberpunk (2020, Red, et j'en passe...), le joueur est plongé dans la mégapole californienne tentaculaire de Night City, située sur la cote entre Los Angeles et San Fransisco. Dans cette ville, les corpos (dont les dangereux titans technologiques que sont Militech et Arasaka) dominent un paysage urbain impressionant submergé par des publicités grossieres et des navis bruyantes, obombrant les vieux quartiers où des gangs se livrent à des guerres tout aussi terribles que celles qui opposent commercialement les géants financiers. Le tout donc dans une atmsophere où des pirates viennent vous voler des infos à même la puce que vous avez inséré dans votre cerveau, et où celui qui gagne au foot n'est pas celui qui est naturellement doué à ça mais bien celui qui a suffisament de thunes pour se payer des cuisses rembourrées au titane. Comme si la pensée yuppie coké des eighties s'était mué en voie civilisationnel par excellence.
Après de multiples tentatives pour transposer le celebre jeu de plateau en jeu vidéo qui n'ont jamais concretement abouti, Mike Pondsmith finit par faire confiance à la boite Polonaise de CD Projekt pour réaliser une adaptation qu'il superviserait personellement, sans doute ravi de l'excellent résultat de The Witcher 2, validé par le succes interplanetaire de sa suite qui devint en 2015 une reference de rpg et de monde ouvert indétronable, propulsant cette obscure licence de dark fantasy polonaise au rang de saga phare devenue meme recemment une série Netflix. Au vu de la bonne relation qu'entretenait Pondsmith avec la firme de Varsovie, qui changeait drastiquement avec le froid glacial que cette derniere pouvait avoir avec Andrzej Sapkowski (papa littéraire de The Witcher), la fanbase fut quasi instantanement hypé des l'annonce de la collaboration en...2012. Avec la sortie de The Witcher 3, et surtout avec l'accumulation de trailers spectaculaires qui promettaient l'impossible, cellle ci grossit encore plus. Ce qui a sans doute finit par faire jouir les gamers ce fut l'annonce de la participation de Keanu "Néo" Reeves au jeu en tant que personnage principal, lui qui devait sa réputation d'acteur grace à sa participation à des films de sf tel que "The Matrix" donc mais aussi "Johnny MneMonic" et le méconnu "A Scanner Darkly", trois oeuvres respirant bon le travail prophétique de Phillipe K.Dick. Avoir Reeves dans son jeu, c'était donc s'assurer une protection divine.
Personnellement, si les derniers trailer avaient fini par m'emballer, je dois admettre ne pas avoir été immediatement bouleversé par les promesses d'E3, quand bien même les gens derrieres celles ci étaient très talentueux. Ce jeu, dans mon esprit, ne signifiait qu'une chose : il serait le dernier AAA à sortir sur PS4. Et ça, c'était un rendez vous à ne pas rater.

Parce que, oui, le jeu a été annoncé et n'a cessé d'être promis sur PS4. Il a, en réalité, démarré sa production avant même que la PS5 ne soit l'embryon une idée. Aussi, l'incomprehension au vu du résultat final fut d'autant plus grande. Pour tout le monde.
A sa sortie en décembre dernier, autant dire que le jeu a fait immediatement parlé de lui. Seulement, pas pour les raisons auxquelles les journalistes nous avaient alors préparés jusqu'à présent de leurs critiques dythirambiques. Le jeu, extrait d'une licence de renom, dernier né d'une boite de prod auréolé d'un succès flamboyant, a été un désastre sans pareil. A tel point que CD Projekt s'est vue obligée, sous la pression populaire, de proposer un remboursement aux joueurs qui avaient achetés leur jeu sur PS4 et X Box One, et à écrire...des lettres d'excuses ! Autant dire que l'ambiance qui regne aujourd'hui sent un peu le pétard mouillé, et que bien des joueurs ont eut presque l'impression de s'être fait tout bonement volé par une firme avide d'argent, meme plus suffisament morale pour ne serait ce que finir ses propres jeux avant de les expedier dans le monde. De plus, il apparait même que la firme polonaise a perdue des milliards en bourse après cet echec.
Et, autant vous prévenir tout de suite, loin de moi l'idée de défendre l'indéfendable. Le jeu, sur PS4, pue le brouillon. Que ce soit au niveau de la distance d'affichage qui transforme Night City en patelin Charentais un dimanche de pluie; jusqu'à l'intelligence artificielle qui prefere atteindre la masse critique en s'enfonçant dans le sol plutot que de vous affronter ; du clipping aléatoire des environnements qui frétillent comme un oeuf au plats aux bugs et aux glitchs qui relevent de la tentative de meurtre cérébral. Le jeu est à 80 pourcent une agression permanente. Tout a déjà été dit là dessus, et il existe des vidéos bien plus explicites qu'un long discours sur yt. J'ai été témoin du naufrage comme tout le monde en surfant sur le net, et découvrir progressivement la liste effarante d'aberrations qui constellait les versions roots de Cyberpunk 2077 m'avait mentalement préparé à le recevoir dans cet état. J'ai, comme beaucoup, la très singuliere sensation de m'être fait voler par CD Projekt. Pire ! Vu que le jeu a été un cadeau, j'ai l'impression que l'on a volé mes proches, convaincus de me faire plaisir, et que je n'ais pas eut le courage de contredire.
Et pourtant...Et pourtant Cyberpunk n'est pas dénué d'un certain interet, aussi ironique que sincere.

En décembre dernier, avant même de recevoir Cyberpunk 2077, je suis tombé sur l'insta du youtubeur ciné Inthpanda. Une publication m'a fait prendre connaissance du délire ambiant qui traverse le monde du jeu vidéo et autour duquel j'ai gravité sans m'en rendre compte toutes ces années. Parceque soyons honnetes, la chose n'est pas forcément des plus évidentes.
Ce dernier - que j'apprécie d'ailleurs d'habitude - fit une story sur fond noir où il se réjouissait d'avoir reçu Cyberpunk...mais Cyberpunk version PC. En substance (car pour être tout a fait honnete je ne me souviens plus precisement des termes qu'il utilisat) il dit ainsi "Ah et au fait je l'ai eut sur PC, completement optimisé et avec une carte graphique mise à jour ! Bisous à tous les cons qui l'ont eut sur PS4 ! ". Le tout agrémenté d'un emoji coeur.
Cette story m'a fait réaliser que non seulement Cyberpunk était sorti dans le chaos le plus totale, mais qu'en plus comble d'une ironie malsaine, il n'était pas sortie pour tout le monde pareil. Ceux jouant sur PS5, et surtout sur PC furent avantagés car leurs grosses et couteuses machines surent encaisser le choc du poid et des facultés techniques que ce mastodontes ultra-détaillé exigeait d'un appareil pour pouvoir fonctionner correctement. Alors oui, certes, cela fait vraiment candide de tomber ainsi des nues face aux inégalités entre console et pc, mais il faut avouer que dans le contexte cela sonne un peu comme une blague qui tombe à pic.
Reprenons: l'univers Cyberpunk est un univers qui traite de transhumanisme, soit d'améliorations d'une substance charnelle originelle et imparfaite afin d'atteindre une forme d'idéal. Hors, Cyberpunk 2077 s'avere jouable uniquement sur des machines bidouillées et upgradées jusqu'à la nausée, chez ceux qui n'ont aucune honte à traiter leurs outils de jeux comme étant des pc "master race". En clair, Cyberpunk 2077, dans sa catastrophe apparente, a en vérité fait muter son echec critique en prolongation alambiqué de sa thématique centrale. Si ça c'est pas un putain de comble, je ne sais pas ce qu'il vous faut ! En plus de dégouter toute une généation de joueurs des prochaines sorties de la firme, CD Projekt aura réussi à creuser un fossée, entre ceux qui sont suffisament riches et talentueux pour littéralement fabriquer leurs propres espaces vidéoludiques, et ceux qui comme moi n'ont pas d'affinité avec l'informatique et doivent se contenter des consoles sur le marché. Ceux qui ne peuvent pas, en claquant des doigts, changer de console comme bon leur semble, ni la recevoir en coffret de la part de quelques sponsors. Je ne pourrais sans doute d'ailleurs pas me payer l'une de ces nouvelles consoles ces prochaines années tant que ma situation précaire ne pourra pas s'améliorer ; alors quoi ? dois je comprendre qu'il n'existe aucune solution à ma condition ? Si je considere CD Projekt Red et ses ambitions tenues à 10 pourcent comme les uniques responsables de ce constat froid et desesperant, que dois je comprendre de ce miroir que me renvoies les stories de tous les Victor Bonnefoy du monde ? Je ne suis pas suffisament bon c'est cela ? Pas suffisament riche ? Pas suffisament intelligent ? Vais je devoir disparaitre, à l'image de ces centaines de milliers d'autres joeurs qui ne savent pas s'adapter car ils sont trop orientés cerveau droit ? Je trouve que le débat autour de l'état déplorable dans lequel nous avons reçu ce prophete maudit de l'univers vidéoludique aura surtout ouvert un front à un véritable lynchage médiatique à l'égard de ces "pauvres connards qui ne peuvent se payer de nouvelles consoles ou monter eux mêmes leurs ordinateurs". En vérité, tout ce que les univers cyberpunks dénoncent en substance: l'émergence d'une classe dominante améliorée, se retournant avec condescendance et dégout sur la rangée de primates derriere elle. Ces dernieres semaines ont été tout a fait éprouvantes pour quiconque doute déjà suffisament de sa place sur cette terre où des goses de 10 ans conaissent le java là où vous même n'êtes même pas en mesure de trouver l'icone pour ouvrir un tableur excel. Car au delà des critiques évidentes sur la qualité du jeu, d'autres à l'égard d'une "race" de joueurs qu'il faudrait exterminer s'est éveillé, et franchement ça me déplait de me faire traiter de connard juste parce que je ne suis pas en phase avec la folie technologique et sociale de mon époque.

Mais au delà de la déconfiture graphique, et de la dépression des mentalités, il y a t-il quelque chose à sauver de ce Cyberpunk ? Quelque chose à retenir ?
Eh bien oui. Malheureusement car j'aurais aimé tout envoyer en cul, et pisser à la raie de CD Projekt. C'est pour cela qu'il a cinq étoiles chez moi, et non pas zéro. Cette chose qui restera à sa postériorité, c'est son écriture. A cela vient se greffer son ambiance, et le travail inspiré de la motion capture. Sur tous ces domaines, le jeu est une étonnante réussite. Si ce n'est pas carrément un précurseur.
Où se trouve le plaisir dans Cyberpunk 2077 ? C'est...Commencer le jeu en tant que Nomade, et faire rentrer illégalement un iguane dans Night City en passant un checkpoint. C'est...allumer la radio de sa caisse, et tomber sur la voix enchanteresse de Grimes tandis que l'on roule dans la nuit de Watson vers Corpo Plaza. C'est...entrer dans une chapelle à Pacifica, et découvrir un enterement à la mode Haitienne. C'est...la voix française de Placide. C'est...être surpris par la carcasse métalique, et le langage fleuri d'Adam Smasher lors d'une danse sensorielle. C'est...découvrir qu'un vieux western est projeté dans une salle de ciné servant de repaire à un puissant Netrunner à la maniere de Deckard dans Blade Runner 2049. C'est Keanu Reeves, impeccable dans un role ahurissant de rocker anarchiste égoiste et sans état d'âme. Sans rire, on sent que le mec s'amuse et on s'amuse avec lui.
Les personnages sont tous finement écrits, et superbement animés dans des cinématiques brisants le moteur du jeu et ses limitations (pourtant si bien exprimées sur old gen) afin de fournir des expressions faciales que même Naughty Dog aurait du mal à reproduire. Par exemple, je sais que la blague sur le cul de Panam Palmer a déjà été faite mais...bon sang ! ce boule quoi ! Cela me fait d'ailleurs penser que les scenes de sexe sont elle même très inventives, et on reconnait la touche voluptueuse de CD Projekt derriere chacune d'elles.
Les options de roleplays sont elles aussi géniales, et on sent là peut-être l'esthétique narrative de Pondsmith lui même, frolant avec le banal et la psychologie la plus brute. La plus...terre-terre, donc. Le personnage de Judy est par exemple parfait pour ça, s'adaptant idéalement à tous vos choix. En tant qu'homme, vous ne pourrez pas la romancer, mais cela ne veut pas dire qu'elle ne s'ouvrira pas à vous, et vous créerez avec elle une relation de colocs hyper touchante. Elle vous invitera à dormir sur son canap, et vous vous rendrez disponible pour elle quand ça n'ira pas comme deux vrais potes dans une ville à la con. Et puis y a Jackie aussi, et Takemura, et Deshawn, et tous les autres...Tout est ultra bien écrit, et la multitude de fins possibles démontre que le jeu a été pensé comme une experience qui se reproduit à l'infini juste pour le plaisir même des histoires foisonnantes qu'il nous propose.
Enfin...Si seulement il était techniquement rejouable.

Vous imaginez un peu...? Ce a coté de quoi nous sommes passés.
Certains diront que nous sommes passés à coté de nos vies cette année. Pour certains, de ma génération, cette année aurait du cloturer idéalement nos scolarités et nous faire finalement rentrer dans le monde. A la place, on s'est retrouvé avec une fenêtre sur une société buggée du cul, adaptée à ceux qui sont prêt à "s'adapter" quitte à abandonner leurs âmes, et où la mort se trouve à chaque coins de rue. Je crois que Cyberpunk est à l'image de ce que nous avons appris sur nous même en cette année à la con: tout est tout le temps si décevant que ça ne sert à rien de faire des efforts.
Pourtant, au delà du voile opaque des glitchs et des crashs intempestifs, tout est là. La peur, l'amour, la tendresse, la tristesse, la réussite comme l'echec...Dans le drame comme dans la joie, tout est malgré tout plutot bien écrit. Il faut passer outre, et c'est douloureux. A la maniere de mes freres et soeurs qui ont du se taper ce jeu dans sa version la plus abominable, il faut faire preuve de courage.
Alors courage !

SadGringo
5
Écrit par

il y a plus d’un an

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2 commentaires

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