Branlette intellectuelle simulator

Avis sur Death Stranding sur PlayStation 4

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Version PlayStation 4

Bon, pour bien comprendre cette critique, il faut d'emblée se détacher du fait que le ô grand maître du jeu, j'ai nommé Kojima, a réalisé cette "oeuvre vidéo ludique". Oui, car quand je lis les critiques dithyrambiques ci et là, j'ai l’impression de voir des critiques d'art dans un musée à se pavaner devant l'artiste qui a chié sur une toile.
Sincèrement, il faut juger l'oeuvre sans se préoccuper de qui a pu la pondre ou non. Et là on commence alors à tomber de haut.

Ce jeu est un mélange (au sens péjoratif du terme) de cinéma contemplatif, de science fiction de série B et de jeux vidéo open world paresseux.

Le but du jeu, n'est pas le problème. Se promener dans des grandes étendues sans fin peut être un vrai plaisir comme dans Zelda breath of the wild, red dead, ou skyrim et tous les jeux de ce genre. Le problème c'est que dans ces jeux le voyage n'est pas une fin en soi. Alors que dans death strending on marche pour marcher. Les paysages aux départs impressionnants sont en fait monotones. Très monotones : pierres, herbe, rivières. C'est assez moche en fait. Ils sont vides et donc ennuyeux. Ils n'ont malheureusement pas grand chose à raconter. En effet, on est dans un univers post apocalyptique, mais il n'y aucun élément qui l'évoque comme on pouvait voir dans BOTW, dans last of us etc. C'est donc vide. Et inintéressant. On croise ça et là quelques éléments de farming, mais rien de donne vraiment envie dans les éléments de décors de découvrir cet univers.

Le gameplay est pauvre. On marche, on essaye de ne pas trop glisser. On se cache. Et c'est assez paradoxal vu le nombre de commandes possibles dans tous les sens mais qui finalement sont accessoires et qui ne servent pas le jeu. Le scanner, comme calmer le BB et ce genre d'actions sont totalement non indispensables.

Et le pire arrive. Le scénario. Je ne sais même pas si on peut appeler ça un scénario. Disons la trame scénaristique. Complètement grotesque. Il ne faut jamais avoir lu le moindre roman de SF, jamais avoir joué au moindre jeu post apo ou jamais avoir vu le moindre film fantastique pour adhérer à ce scénario complètement fouillis et vide de tout intérêt. On mélange tout et n'importe quoi. On a l'impression que l'auteur a mis sur le papier tout ce qui lui passait par la tête, sans trier, pour combler du vide peut être et l'a porté à l'écran. Ça part dans tous les sens. C'est incohérent au possible. Mais pire encore : c'est inintéressant. Franchement, on s'ennuie. Les enjeux sont tellement ridicules et faibles qu'on ne comprends pas ce qui anime le héro, ce qui le pousse à se dépasser.

Non, je crois que le pire ce n'est même pas le scénario, c'est la symbolique des choses. La symbolique de la connexion, qu'on retrouve partout. Ce monde post apocalyptique, est déconnecté, les gens sont déconnectés. Alors allons les reconnecter. Alors pour que le joueur (qui doit être bête selon Kojima) comprenne bien le message, on insiste lourdement à tous les niveaux sur la thématique de la reconnexion jusqu'à la plus ridicule des features : on gagne des likes pour nous récompenser. Dans cet univers, aucune subtilité.

Bref, tout comme certains artistes qui prennent le public pour un con, en essayant de l'émouvoir avec un bout de biscotte brûlée collée sur une toile, Kojima, prend les joueurs pour des benêts qui seraient incapables d'apprécier un triple A qui sortirait des standards de la super production. Pour ça il mélange tout et oublie l'essentiel du jeu vidéo. Clairement si ce jeu n'avait pas porté son nom il n'aurait pas eu cette exposition médiatique et ces notes. Il y a en 2019, une scène indé, qui est plus originale, plus aboutie et mieux réalisée et qui est capable de proposer des œuvres beaucoup plus intéressantes et créatives aux joueurs.

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