Sur les toits de Glass

Avis sur Mirror’s Edge Catalyst sur PlayStation 4

Avatar François Pham
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Version PlayStation 4

Il y a un an, j’arpentais les toits de la ville de Glass avec Faith Connors.
J’étais surpris par ce FPS utilisant le parkour comme moyen d'explorer l'histoire.

Cette fois-ci, je rejoue la messagère dans un reboot sur son passé.

Glass, la ville est teintée de blanc et de miroirs. Elle est belle, mais froide. Dégage-t-elle une émotion ? La dictature de KrugerSec, la société de sécurité de Gabriel Kruger a la main mise sur le peuple, surveillés par les gardes, les drônes et les panneaux publicitaires.

Le travail de lumière et les reflets sur les surfaces sont superbes.
La ville est plus grande que le premier opus. L'histoire est ponctuée par les cinématiques dévoilant la personnalité de chacun des protagonistes, dans un doublage assez correct.

Faith parcourt les toits de cet open world avec plus de possibilités, via un arbre de compétences.
Qui dit open world, dit quêtes annexes, souvent répétitives. On ne va s'en plaindre. Ces missions annexes sont l'occasion de tester sa vitesse, sa concentration, sa réflexion, sa stratégie et sa patience. Elles débloquent des points d'expérience pour acheter de nouvelles améliorations.

Dans ce run, Faith a préféré désactiver le sens urbain pour mieux apprécier les choix de level design pour arriver au point de RDV. C'est nettement mieux. On est moins guidé.

Par ailleurs, lors de l'aventure, on rencontrera les gardes de KrugerSec. Notre palette de coups reste limitée. Faith ne fait pas certains mouvements vus dans les cinématiques. Ce n'est pas frustrant. Mais, j'aurais aimé plus de combos.

Le plus gros reproche, que je peux faire, est le manque de vie. La ville de Glass est vide, tout comme le premier opus. Ce défaut n'a pas été corrigé.

Vous allez me dire qu'en courant sur les toits, tu ne risques pas de rencontrer grand monde. Et pour cela, vous avez raison sur ce point. Mais, Faith explore des appartements de luxe, des salles de travail, etc. Elle ne rencontre personne, sauf quelques chercheurs ou des travailleurs au chantier.

Et bien sûr, ces personnes ne vous prêtent aucune attention, même si les balles sifflent.
Par contre, la messagère croise des PNJ immobiles, attendant le déclenchement d'une mission annexe.

Malgré ce gros point négatif, c'est agréable de voltiger sur les toits et sans le vertige, SVP.

Le jeu offre des phases d'exploration et de réflexion, si on a désactivé le sens urbain. Ce serait trop facile. Si on a toutes les indications, où est l'intérêt ? Où est le plaisir de découvrir par soi-même ?
Où est la joie de freerunner ?

Comment accéder au sommet d'un immeuble en construction ? Comment monter au dernier étage sans utiliser d'ascenseur et d'escalier ? En avançant dans l'histoire, le joueur débloque d'autres parties de la ville et d'autres compétences. Certains personnages apparaissent puis disparaissent, sans qu'on connaisse leurs antécédents.

Suivre les aventures de Faith en VR devrait être le top, si cette possibilité existait.

Au fil de l'aventure, j'ai trouvé que Faith change complètement de caractère. Elle est très arrogante au début. Sûre d'elle. Elle deviendra plus responsable, plus déterminée. En tout cas, on incarne une femme forte et courageuse prête à changer le futur des habitants de Glass, dans un monde de dictature.

L’histoire laisse présager une suite. J'aurais aimé avoir surtout deux combats de boss : Gabriel Kruger et Caitlyn Connors.

On remarque cette opposition entre les deux soeurs : Faith du côté des rebelles et Caitlyn du côté de la dictature.

J’espère que les ventes auront été satisfaisantes pour que EA et DICE fassent un Catalyst 2. Le problème est là. Aucun DLC a été annoncé. Chose surprenante à notre époque. J'ai bien peur que cette suite ne verra jamais le jour au grand dam des fans.

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