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Avis sur Portal 2 sur PC

Avatar Nindo64
Test publié par le
Version PC

Portal 1er du nom s'est autrefois démarqué par son Gameplay unique basé sur des Portails et son ambiance oppressante que l’on devait en très grande partie à GlaDOS. Un jeu que Valve eux-mêmes qualifiaient de « démo », mais qui a eu un certain succès d’estime. 3 ans plus tard, la formule a gagné en maturité avec un second volet qui pour moi figure dans le panthéon des grands Jeux Vidéos.

Intro

Chronologiquement, Portal 2 se situe plusieurs centaines d’années après l'affrontement final entre l'héroïne Chell et GlaDOS dans le 1er volet. Au sein de ce qui reste du centre d'enrichissement de Aperture Science. Suite à sa très longue Cryogénisation, elle devra re-parcourir à son réveil, et en compagnie de Weathley, un centre partiellement détruit et ravagé par le temps. Sur sa route, elle retrouvera d'anciens ennemis et fera face à quelques surprises...

“Now, you're thinking with Portals”

Comme dit dans l’intro, le Gameplay du jeu repose sur l'usage de Portails que l'on crée grâce au Portal Gun. On fixe un point d'entrée et de sortie avec un portail d'une couleur Orange ou Bleue selon l’ordre de tir. Ainsi, les possibilités de jeu sont très nombreuses. Mais certaines salles de tests imposent un usage spécifique de ces portails. Et pour cela il faudra s’adapter à un level-design ultra recherché et bien tordu lors de certains passages. Un vrai casse-tête tridimensionnel.

Le Portal Gun peut aussi servir à faire léviter des objets qui trainent un peu partout. Cubes de voyage, radios, tourelles, et d’autres qui serviront dans le jeu pour certains d’entre eux. Comme dans l’opus originel, a plupart des salles se complètent en activant un interrupteur soit manuellement, soit avec les objets cités plus haut parmi d’autres.

Gels

Pas mal de nouveautés ont été ajoutés, dont une que je considère comme étant la plus intéressante de toutes, car changeant radicalement Gameplay du jeu. Les Gels. Disponibles en 3 couleurs et autant d'usages, le Gel Répulsif de couleur Bleue fait rebondir le personnage et les objets plus ou moins hauts selon la hauteur de chute. Le Gel Propulsif Orange quant à lui accélère la course du personnage et lui procurera un sacré élan. Et enfin le Gel Blanc permet de créer des portails sur des surfaces qui ne le permettent normalement pas, simplement en l’aspergeant dessus.

Ensuite les Lasers, que les développeurs se sont amusés à baptiser « rayons thermo-décourageants ». On peut les dévier grâce à un cube spécifique et ainsi activer un interrupteur impossible à atteindre autrement. Là aussi il faudra faire preuve d’un peu de jugeote pour placer intelligemment les portails en conséquence. On peut aussi s'en servir pour s'amuser un peu avec les robots...

Les Ponts de lumières aussi. Qui permettent de se créer un chemin ou un mur où l'on veut du moment que le pont passe par au moins un des portails. Tout en sachant qu’il ne s'arrêtera pas tant qu'aucun obstacle ne lui fera face. Il en va de même pour le rayon tracteur, le dernier de la liste. Nous faisant flotter dans le sens de celui-ci.

La combinaison de ces éléments donne un Gameplay varié et unique.

Ambiance

Élément marquant du 1er opus, le caractère cynique de GlaDOS. Qui en plus d’avoir été le seul autre personnage que Chell, n’existait que dans le but de tuer cette dernière. Une « chasse à l’homme », ou plutôt devrais-je dire une « chasse à la femme », qui contribuait à une ambiance oppressante et qu’on retrouve plus ou moins dans l’épisode 2.

De plus, il y a davantage de monde dans cet opus. En plus du retour de GlaDOS, qui n’a pas changé de caractère malgré les siècles qui ont défilé, et toujours plus affamée de tests qu’avant, il introduit Weathley. Un processeur doté un humour décapant et nous accompagnant pendant une partie du jeu.

Ensuite, Cave Johnson. Plutôt drôle lui aussi mais qui ne sera pas présent « physiquement ». Toutefois, il tient une grande place dans la trame scénaristique du jeu.

Divers

Le moteur Source a montré qu'il en a encore dans le ventre malgré son ancienneté. Certes, ça n'arrache pas la rétine, mais artistiquement c’est réussi. Avec en plus une physique du décor toujours aussi convaincante comme Valve sait si bien le faire, et dont les autres développeurs devraient prendre pour exemple. Beaucoup n’ont carrément pas de physique…

La difficulté quant à elle est bien dosée. Le jeu n'est ni trop dur ni trop facile. Mais il ne faut pas s’attendre à être tenu en laisse. Car le jeu privilégie l’autonomie et la débrouillardise avant tout.

La bande son est convenable. Le style électro se marie bien à l’ambiance. Et pour ceux qui ont fini le jeu, la musique finale est phénoménale !

Pour ce qui est de la durée de vie, finir la dizaine de chapitres prendra entre 5 et 10h selon le profil du joueur. C'est plus long que le premier opus qu’on pouvait torcher en 2-3h, mais un peu court pour tout jeu vidéo qui se respecte. Ceci dit, cela est pardonné avec un mode coop qui à lui seul, vaut l'achat du jeu. Et dont je vais parler tout de suite.

Coopération

Un mode multi local est LA chose qui manquait à Portal. Mais il n'est pas évident de concilier un tel gameplay, avec une expérience à plusieurs dans le même jeu. La solution tenait donc en un mot, coopération !

Jouable en écran splité ou en online selon le support, vous y incarnerez soit P-Body, soit Atlas. 2 robots déjantés et inséparables qui ne peuvent rien faire l’un sans l’autre. On a le choix entre un certain nombre de parcours, contenant plusieurs salles de tests chacun.

Tous les éléments de gameplay du jeu se retrouvent ici. Gels, ponts de lumières, tremplins, etc... Mais vaut mieux ne pas trop se reposer sur son coéquipier (ou inversement). Chacun aura une part de travail égale à fournir pour l'accomplissement de salles toutes aussi tordues que celles du mode solo.

C'est bien beau tout ça, mais on communique comment ? Heureusement Valve avait tout prévu en nous proposant d'abord un système de «cam to cam » permettant de voir ce que voit l'autre, un chat de discussion plus classique, ou pour les mieux équipés, par le biais d’un micro. Je recommande cette dernière option car c’est plus facile d’énoncer de vive voix, contrôles en main, l’action à faire à un moment précis, plutôt qu’en tapant à chaque fois au clavier ce qu’on veut faire.

On peut aussi utiliser l'astucieux système de «pointage », afin de désigner tout ce qui peut être utile à la progression. Comme un portail, interrupteur, mur, et etc…Difficile d'être pris au dépourvu à moins de vraiment le faire exprès.

Et pour y mettre une petite touche de fun, on peut même interagir avec son coéquipier par le biais de différentes gestuelles (câlins, acrobaties et j'en passe), et personnaliser son robot.

Verdict

Portal 2 est un jeu intelligent, inventif drôle et surtout marquant. Pour le gameplay, on ne change pas une équipe qui gagne, mais les nouveautés ajoutées se complètent parfaitement au reste. Le coop en première ligne. Et enfin, on peut féliciter le travail remarquable de la narration du jeu, surtout pour les protagonistes auxquels on finit par s'y attacher. Pour moi, il fait clairement partie des meilleurs jeux de cette décennie.

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