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Avis sur Red Dead Redemption sur PlayStation 3

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Version PlayStation 3

D'autant que je me souvienne, j'ai toujours aimé Red Dead Redemption. Au premier regard, quand mes yeux ont recontré le regard de John Marston sur la pochette, je savais que lui et moi, on allait parcourir un bon bout de chemin tous les deux, dans les plaines de l'ouest sauvage.

Tant de choses à dire sur ce jeu qu'il est impossible d'être exhaustif, et ce n'est d'ailleurs pas le but recherché, d'autant que certains critiques ont déjà rempli brillamment le job.
Tellement d'heures passées sur ce jeu, sans jamais ressentir la moindre lassitude, mais toujours ce même sentiment de réelle satisfaction et de (allez osons le dire) jouissance vidéo-ludique pure.
Si Rockstar nous a habitué au désormais classique schéma du gangster repenti qui chercher à réparer ses actions passées mais ne peut le faire sans un dernier bain de sang rédempteur (justement), on pense d'ailleurs directement à Niko Bellic dans l'excellent GTA IV, RDR apporte de la nouveauté à plusieurs niveaux.
La beauté des décors est à couper le souffle, et contribue à placer le joueur, non pas devant sa télé, mais AVEC Marston, profitant tout autant que lui des couchers de soleil sur les plaines de Hennigan's Stead, de l'aridité des terres du Mexique aux sommets enneigés de Tall trees, Rockstar n'a pas lésiné sur les moyens pour faire de ce jeu une quasi œuvre d'art.
Mais la vraie réussite du jeu doit beaucoup à son personnage principal, un ancien gangster sur le retour d'une quarantaine d'années, qui doit aller botter le cul à ses anciens petits camarades pour pouvoir enfin profiter pleinement de sa vie à la ferme avec sa famille (Abigail, une ancienne prostituée membre du gang auquel il appartenait également, et son fils Jack), pour le compte de policiers pas du tout corrompus qui se servent de Marston comme d'un pion pour faire le sale boulot.
Le jeu se construit autour de plusieurs thématiques, dont bien évidemment la vengeance et la rédemption, mais ne tombe pas dans la facilité à laquelle on pourrait s'attendre. Il explore au contraire de nouvelles pistes, qui faisaient défaut à la saga des GTA.
C'est là que le voyage commence, des Etats Unis au Mexique, au cours duquel John replonge dans son passé, en menant une lutte acharnée pour pouvoir s'assurer un futur auprès de sa famille, jusqu'au final, que j'estime personnellement parmi les plus marquants des œuvres de Rockstar, et plus généralement des jeux vidéo en général.
La diversité des personnages secondaires rencontrés au cours des missions assure une véritable authenticité, et offre au jeu la garantie de ne pas s'essouffler. Tous plus différents les uns que les autres, ils vont partager quelques moments avec le héros et l'aider (ou pas) à remplir sa tâche.
Le tableau est également complété par des musiques, qui se lancent aux moments clés du jeu, on pense notamment au passage de John au Mexique, ou encore plus au moment où John va rejoindre sa famille après un long et fastidieux périple. La musique est parfaitement choisie et traduit l'état du héros (mais également du joueur). Le reste du temps, elle est un arrière fond plaisant qui fait indéniablement penser aux musiques de western spaghetti, avec le sifflotement omniprésent qui reste en tête.
Rien dans le jeu n'est laissé au hasard, qu'il s'agisse de la trame scénaristique aux décors, en passant par les missions secondaires (là aussi très complètes et qui permettent au joueur de découvrir de façon plus approfondie les splendeurs de l'Ouest Sauvage).
Allez John, encore une dernière fois, laisse nous t'accompagner dans ta quête de rédemption rouge sang...

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