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Christopher Nolan Presents... The Batness.

Avis sur The Darkness sur Xbox 360

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Version Xbox 360

Maestro?

Son esprit,

son âme, tout est acquis.

Et ce, la faute à qui ?

Darkness - Sayan Supa Crew.

Quoi ? On me dit que ce morceau est hors sujet ! On parle de The Darkness là, pas de Son Goku !! Ah la la....

Sacré Nolan !

Il y a deux personnages du patrimoine audiovisuel qui me fascine. Hanouna, pour être capable d'ameuter des millions de téléspectateurs avec du vide intersidéral (je met au défi ses détracteurs d'être capable d'en faire autant). Nolan, pour être capable de déchaîner les foules (en bien ou en mal) avec ces films, peu importe leurs qualités/défauts.

Je trouve Nolan's Inception aussi poussif que non maîtrisé, malgré une très belle idée de départ. Idée implantée dans son crâne suite à une improbable Inception... Sans doute. C'est à dire avec une part d'incertitude contrairement à ce que sans (privatif) doute pourrait laisser insinuer (inceptionnellement parlant).

Je considère Le Prestige comme la plus grosse arnaque du film à Twist Final, mettant à la poubelle tous les concepts de base (ie: la fin trouve sa logique dans le début, sauf dans Le Prestige, puisqu'il met la règle à la poubelle). Même le film de super héros Incassable amène son twist plus habilement, c'est dire. Et puis on est sur une fiche de The Darkness, donc de super héros incassable... Sauf que là c'est Nolan (twist me vois-tu venir ?). Seulement j'adore l'idée du Prestige basée sur la rivalité et le sacrifice, peu importe sa paresse d'écriture.

J'adore Nolan. Christopher, pédagogue devant l'éternel au point d'insulter l'intelligence d'un certain publique (je te montre un truc, puis je te l'explique, puis je te le remontre, et je te le réexplique vite fait), mais capable de t’inonder de sa grandeur avec ses magnifiques Batman dans un Gotham City à faire rougir le comics. J'adore Nolan, parce que j'adore Memento, le film qui résume simplement et élégamment l'astuciosité de Nolan. Astuciosité hélas souvent enfouie sous un déluge de Nolanerie.

Seulement là on ne parle point de Nolan's Memento, mais de son triomphe: l'adaptation du comics The Darkness !! Pardon, du comics The Dark Knight, celui-là même qui a mit la terre par terre (manque de pot je suis Marsien). Nolan's Batman, c'est comment dire... Ah : je sais.

Nolan vue de Mars

But enough about boring old gameplay mistakes and implementation errors, and lets get to the big, stinking wound that doomed [GTA IV] from the get go. Batman.

Batman Begins specifically, and the huge success that came along with Christopher Nolan's epic gritty reboot, which has turned the last 8 years into an endless stream of dark and edgy re-imaginings of existent properties, a trait that has manifested itself in the most unenjoyable form ever grittily imagined here. Everything from the characters, the world design, the scripting, the colour palette, all the dodgy engine choices I previously scorned, and all the terrible missions can be linked back to a desire to be darker, more true to life, more Batman-esque than anyone else, and it's torturous.

Let's into this with an easy to swallow example, the GTAIV's characters. Gritty, harsh, permascowled characters are the order of the day, the more disinterested and reserved they are the more positively they are viewed. Every character you're meant to like is bitter and hung up about former glories and spiteful of the way things are, and if they're not the writers look down upon them as fakes, posers and weaklings. A good example is to look at the Dwayne/Playboy X relationship. Throughout the game you'll be given choices to eliminate one out of a pair of characters, this happens two times directly, and once indirectly at the very end of the game, this could be implemented as some kind of morality test, but the game doesn't really make any attempt to hide which one it wants you to kill. Basically, Playboy X is a dreamer, he wants to move on from the streets, improve the world on a large scale, Dwayne is an ex-con who mopes about how stuff has changed and how nobody is true to the old ways any more, cries about his ex-girlfriend, talks about killing himself because other people took over his business, generally sooks and acts sad. One could say that there is a bit of a choice here, throwing up between sympathy and the possibility for a better world, but the writers are in gritty reboot mode, and that means that Dwayne is the only true one here, and Playboy X is a fake poser who doesn't see how the streets really are, so the script here and does its best to make him act like a total dirtball with his sloppy lingo and fancy expensive house, and makes Nico interact with Dwayne like they're kindred spirits. Playboy is written to be a phony person, and yes, if I described the character fully before I would have to say he's a dweeb, but they've done the same treatment for EVERY character who wants to have hopes and dreams, it makes them all lame, mockable characters, because the game is too hardcore and real for any of that head in the clouds stuff; it's heavy, it's dark, it's Batman. There are no larger than life, absurd characters, since anyone with a mindset that could be one of those crazy shining lights is automatically treated like a failure and dweeb. Hell, if you choose to kill Playbox X, you get a new house, if you kill Dwayne, you get called a fake and inhuman by the person who actually asked you to do it, get a pathetic payout, and lose the ability to get 100% completion in the game!. The game's desire to be dark and serious is overwhelming, and outwardly sets out the neuter the possibilities for the characters.

Extrait de la critique de Great Khan de GTA IV "Curse you Nolan".

Et si je te dis Batman...

Tu me réponds "Joker", "Catwoman", "Pingouin" voir "Poison Ivy". Je te parle même pas de l'épouvantail ou Killer Croc qui nécessiterait d'avoir au moins vu le dessin animé de ton enfance. Je te parle même pas des Marconis qui nécessiterait d'avoir vu la série télé Gotham ! Je te parle même pas de Fire Fly et autre Black Mask qui nécessiterait d'avoir lu le comics.

Si je te dis The Darkness...

Tu me réponds quoi ? Bah moi je vais te répondre :"Nolan's Darkness gritty reboot". Je vais te répondre Marc Silvestri (un gars qu'on sait pas qui c'est), je vais te répondre WitchBlade parce que faut pas déconner, The Darkness, c'est avant tout un spin off de WitchBlade (l'Angel de Buffy si tu préfères), a.k.a Sara Pezzini (Selina Kyle si tu préfères), je vais te répondre l'Angelus (la Poison Ivy si tu préfères), je vais te répondre Apollonia (je vais pas te spoiler), je vais te répondre La Magdalena (La Bloody Canoness si tu as une culture Saints Rowesque). Je vais te répondre des bonasses de partout, avec des plans nichons/fesses à faire passer Batman Arkham City pour un débutant dans l'art d'objetiser ses femelles.

Tu vois pas le rapport avec le jeu StarBreeze ? Bah hey mec...

Nolan's Darkness / Starbreeze's Dark Knight

C'est Batman Arkham Asylum qui aurait oublié de mettre le Joker ou Poison Ivy. C'est Superman qui aurait oublié de mettre Lex Luthor. C'est X-Men qui aurait oublié de mettre Tête de Boule (Charles Xavier pour les intimes). C'est Avengers qui aurait oublié de mettre Hulk.

Starbreeze's The Darkness, C'est Joss Whedon's "Marvel Les Agents du Shield!!".

The Darkness, c'est un jeu Nolan. Par exemple, le Darkness ne sert qu'à faire peur (et l'armure de motherfucking Badass... Où est-elle passée ? Pas assez Gritty pour toi Dark Knight ?). Par exemple l'usage que le scénariste fait de Jenny (no spoiler here). Par exemple toutes les magnifiques couleurs chaudes et clinquantes (qui m'ont fait acheté nombres de ses comics dont le superbe Witchblade vs Darkness vs Aliens vs Predator - Overkill) sont complètement absentes du jeu vidéo.

Parce que Nolan's Gotham City interdit la fantaisie.

Conclusion

The Darkness est un shooter de merde comme de nombreux jeux vidéos adulés post Nolan. The Darkness propose une superbe ambiance de film de gangsters à l'image de la sympathique série télé Gotham (c'est Batman sans Batman si tu l'as pas vu) posée par une ville pensée en semi hub, et des personnages secondaires bien joués. The Darkness raconte une histoire prenante et terrifiante (dénuée de tout gore ou badasserie) débouchant sur une fin marquante (IMHO). Le contre-pied total m'a surpris, et pas nécessairement dans le mauvais sens du terme. StarBreeze : c'est les potes à Nolan.

PS: Si tu cherches un jeu vidéo The Darkness, je te conseille l'épisode II (un shooter jouissif qui, de plus, n'a pas oublié de lire le comics, contrairement à 95% des joueurs du jeu vidéo).

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