A Castle Full of Cats : quand chercher des chats devient une histoire de vie
Il y a des jeux qui arrivent au bon moment. Des jeux qui ne cherchent pas forcément à révolutionner le médium, qui ne veulent pas nous impressionner par leur technique ou leur durée de vie, mais qui trouvent une petite place dans notre quotidien. Des jeux qui se glissent entre deux obligations, une soirée en famille, un moment calme avec son enfant.
Après The Exit 8 ou d'autres expériences plus marquantes par leur ambiance, me voilà reparti à la recherche de choses beaucoup plus mignonnes : des chats cachés dans un château.
Et finalement, ce n'est pas si éloigné de ce que j'aime dans le jeu vidéo. Derrière une mécanique simple de « cherche et trouve », il y a cette capacité du médium à créer un moment partagé. Comme avec certains jeux d'exploration ou d'observation, j'ai pu y jouer un peu avec mon fils. Lui montrer les détails, chercher ensemble un petit félin caché dans un coin de l'écran, discuter de ce qu'on voit. Ce ne sont pas forcément les grands moments de gameplay qui restent en mémoire. Parfois, ce sont ces petits instants autour du jeu.
Mais A Castle Full of Cats a eu une résonance particulière pour une autre raison : son message autour du bien-être animal.
Je vis avec deux chats adoptés. Deux petits êtres qui n'étaient pas forcément destinés à croiser ma route, mais qui font aujourd'hui partie de ma famille. Alors forcément, le discours des développeurs sur l'adoption, le respect des animaux et l'importance de prendre soin d'eux m'a touché.
On pourrait croire qu'un petit jeu de recherche de chats n'est qu'un passe-temps sympathique devant un écran. Pourtant, il y a tout ce qui existe avant et après cette expérience. Il y a les chats qui attendent réellement une famille dans des refuges. Il y a les animaux qu'on accueille chez soi et qui changent notre quotidien. Il y a les discussions que le jeu peut provoquer avec un enfant.
C'est quelque chose que j'aime particulièrement dans le jeu vidéo : cette capacité à dépasser son propre cadre. Un jeu n'est jamais seulement une suite d'images affichées sur un écran. Il peut influencer nos réflexions, créer des souvenirs, ouvrir une discussion. Les jeux vidéo, c'est aussi la vraie vie.
Et puis il y a mon petit côté obsessionnel de joueur.
Je ne suis pourtant pas toujours un grand adepte du 100%. Avec mon temps disponible, une famille et un travail, je dois souvent accepter de laisser certains jeux derrière moi. Mais il existe des jeux qui réveillent ce vieux réflexe de complétionniste. Ceux qui donnent envie de fouiller chaque recoin, pas par obligation, mais parce que l'exploration devient une partie du plaisir.
Ce n'est pas nouveau chez moi. Je me souviens encore de l'époque de Final Fantasy VII. J'avais terminé l'aventure, vaincu Séphiroth et vu la fin du jeu. Mais je n'avais pas envie de tourner la page. Je suis resté encore des heures et des heures dans cet univers pour affronter les véritables défis cachés : les Armes. Ceux qui ont joué savent de quoi je parle. Ces combats optionnels qui n'étaient pas nécessaires pour terminer l'histoire, mais qui donnaient une raison supplémentaire de continuer à jouer.
A Castle Full of Cats m'a rappelé cette sensation.
J'ai terminé l'aventure principale et affronté le boss final alors qu'il me manquait encore beaucoup de chats à trouver. Et j'ai particulièrement apprécié le fait que le jeu me laisse revenir ensuite dans le château pour continuer tranquillement ma recherche. Pas de frustration, pas de sensation d'avoir raté quelque chose. Juste le plaisir de retourner dans un endroit familier pour terminer ce que j'avais commencé.
Il y a des jeux comme ça. Des petits jeux qui n'ont pas forcément l'ambition de marquer l'histoire du média, mais qui trouvent une place particulière dans notre histoire personnelle.
A Castle Full of Cats, c'est un château rempli de chats cachés. Mais pour moi, c'est aussi un moment partagé avec mon fils, un rappel de l'importance de l'adoption animale, et la preuve une nouvelle fois que le jeu vidéo peut exister bien au-delà de son écran.
Et puis franchement... qui peut résister à l'envie de retrouver le dernier chat caché ?
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