Quelle ne fût pas ma désillusion devant cette suite d'un jeu que j'ai tant adoré à l'époque mais aussi quelle sensation de trahison face aux tests élogieux d'une presse soumise aux lois du clics.
J'attendais Alan Wake 2 avec impatience, la hype et les quelques vidéos reflétant la rutilance technique du titre ont fini par me faire céder, quelle erreur.
Pourtant j'ai bien voulu y croire jusqu'au bout, il faut dire que les premières heures du jeu sont très réussies avec l'introduction de Saga et des enjeux de la secte de l'arbre. Pourtant, petit à petit on se rend assez rapidement compte que quelque chose cloche, le rythme est poussif, l'exploration pénible et les aller-retour incroyablement chiants.
Le jeu introduit un nouveau système d'arbre mental, à tout moment il est possible de switcher dans l'esprit du personnage afin de passer en revu les éléments de l'enquête. Une idée séduisante sur le papier car la transition se fait sans chargement grâce au SSD magique, hélas on nous ppu
Il m'est souvent arrivé de me perdre, jusqu'à en recourir aux soluces tellement le game design est bancal, de mémoire le premier Alan Wake bien qu'imparfait proposait une avancée beaucoup plus fluide et cadrée avec des phases de gunfights plus agréables à jouer et surtout plus nombreuses.
Ici on veut surtout vous raconter une histoire à la Netflix, quitte à flinguer le gameplay. Comment Remedy à pu louper le coche à ce point après l'incroyable Control. Alors oui, AW 2 est sans doute le plus beau jeu actuel, une vitrine technologique, les premiers pas dans New York sont hallucinants mais la sauce retombe très vite tellement l'expérience manette en main est désastreuse.
J'aurais adoré l'aimer et m'immerger dans cet univers si tourmenté mais un jeu se doit avant tout d'être fun et divertissant manette en main. Ce n'est pas le cas ici, ne vous laissez pas berner par ceux qui crient au chef d'œuvre. Alan Wake 2 est un délire narratif qui a oublié l'essentiel : le fun.