Techniquement à la ramasse et d'une lenteur insupportable (les dialogues, comme les personnages, n'ont aucun rythme), le seul plaisir que procure Vertigo réside dans la découverte, pas à pas, de ce qui est réellement arrivé à Miller, le personnage principal de l'histoire.
C'est à dire que tout le plaisir qu'on éprouve n'a absolument rien de ludique mais vient entièrement du scénario, brillant, que Pendulo Studios s'est appliqué à découper dans des scènes vides d'intérêt ludique. La capacité du studio à créer du jeu est absolument nulle puisqu'on s'ennuie à mourir tout du long.
Il n'y a qu'à mentionner qu'on nous fait jouer la quasi-totalité des personnages principaux de l'intrigue pour souligner à quels points nos petits Espagnols ne savaient pas comment être à la hauteur d'une histoire aussi bonne. Il aurait fallu nous faire jouer Miller ou la psy uniquement pour nous mettre, soit dans le rôle de celui qui a oublié mais qui doit partir à l'assaut de ses doutes et de son inconscient pour trouver la clé du mystère, soit de celle qui l'assiste et le guide, histoire qu'on s'identifie et qu'on vive le mystère de l'intérieur.
Mais nous faire jouer 5 personnages n'a aucun sens : ils ont juste pris le scénario, foutu le joueur dans la peau d'un personnage de chaque scène et saupoudré ça de pseudo-enquêtes avec un système de Replay de scènes passées (comme dans les danses sensorielles de Cyberpunk) très nul et sans aucun intérêt.
Seuls points positifs : le doublage français très convaincant et le scénario, bien ficelé, seule raison pour laquelle on tient jusqu'au bout malgré les hectolitres d'ennui.