Anger Foot captive par son style irrévérencieux et son univers où la violence et la laideur règnent en maîtres. Malheureusement, ses qualités s’arrêtent là, car l’expérience de jeu s’avère profondément désagréable.
L’influence de Hotline Miami dans Anger Foot est indéniable, et c’est justement là que se situe le principal problème. Hotline Miami fonctionne grâce à sa vue du dessus, qui permet au joueur de planifier soigneusement ses actions. En adoptant une perspective à la première personne, Anger Foot prive le joueur de cette possibilité.
Que reste-t-il au joueur, alors ? La mémorisation. Cependant, même en apprenant par cœur la position des ennemis, ceux-ci attaquent parfois à une vitesse telle qu’il devient impossible de réagir (et parfois, au contraire, ils sont complètement inefficaces). Cette incohérence dans le comportement des ennemis devient vite lassante, surtout lorsqu’on essaie de remplir les objectifs secondaires.
L’un d’eux consiste à terminer un niveau sans subir de dégâts. Cette mission particulière accentue les défauts du jeu. La méthode la plus efficace pour y parvenir est d’attendre que les ennemis franchissent les portes pour les abattre un par un. Le jeu repose sur la vitesse, et pourtant son équilibrage bancal pousse à adopter un style de jeu prudent et excessivement patient. C’est une contradiction trop flagrante pour être ignorée.
Même avec un meilleur équilibrage et plus de finition, je pense que le jeu ne fonctionnerait pas.
Note : 26/100