Il y a quelque chose de séduisant à l’idée de plonger dans un Souls-like sous-marin : un crabe en quête d’armure, des coquilles en guise de bouclier, un monde englouti fait de plastique et de ruines océaniques. Sur le papier, Another Crab’s Treasure avait tout pour intriguer : une ambiance atypique, un message écolo en filigrane, un humour léger pour contrebalancer la rigueur du genre. Mais une fois la surprise dissipée, le jeu s’effrite, comme une carapace vide.
Un gameplay à pinces tremblantes
Le cœur d’un Souls-like, c’est le ressenti des combats. Ici, c’est précisément là que le bât blesse. Les roulades sont hésitantes, les coups manquent de tranchant, les hitboxes semblent parfois tirées d’un mauvais rêve. Le gameplay flotte — et pas dans le bon sens du terme. Quand la difficulté devient exigeante mais que le jeu ne suit pas techniquement, ce n’est plus du challenge : c’est de la frustration.
Un monde creux sous la surface
Derrière ses couleurs chatoyantes et son bestiaire marin un brin délirant, Another Crab’s Treasure donne l’impression d’un univers prometteur… mais trop vite bâclé. Le lore est survolé, les dialogues tombent à plat, et malgré les coquilles que l’on change comme des skins, on ne sent jamais vraiment l’enjeu. Ce monde manque d’âme, et on finit par se désintéresser de ce qu’il a à dire.
Une mer sans musique
La bande-son, censée porter les moments clés et marquer les esprits, est aussi effacée que l’écume. Pas de thème marquant, pas d’OST qui vous colle à la peau. Un Souls-like sans musique mémorable, c’est un banquet sans sel — et ici, la fadeur se ressent d’autant plus dans les combats censés être épiques.
Verdict : Une coquille pleine de bonnes intentions, mais vide de sensations.
Another Crab’s Treasure voulait être un Souls-like accessible, drôle et rafraîchissant. Mais à force de vouloir être léger, il en oublie la densité émotionnelle et la rigueur mécanique qui font le sel du genre. Il est trop brouillon, trop creux et trop imprécis pour prétendre au genre qu’il copie. Une belle coquille, oui. Mais creuse. Et fragile.