Assassin's Creed vieillit et Ezzio radote.
Si jusqu'à présent les premiers signes d'essoufflement de la série étaient masqués par cet univers si séduisant développé dans le jeu, ce coup ci, les défauts commencent à sérieusement apparaitre sous toute cette couche de voyages temporels :
Missions principales à peine du niveau des secondaires des précédents opus, objectifs trop vagues, durée de vie réduite, narration en retrait, rendu et gameplay vieillissant. La production d'un jeu par an à flux tendu se fait ressentir et il est triste de voir qu'entre chaque opus l'espace de jeu se rétrécit progressivement ...

Le plus gros problème vient essentiellement du gameplay : au lieu de faire évoluer son gameplay, ubisoft le diversifie. On peut désormais créé des tas de bombes inutiles, pister les tours de gardes pour rien et faire du tower défense mal fichu. Pourquoi poser des mines de proximité qui font de la fumée alors qu'il est bien plus amusant de faire un bel assassinat aérien ?
Rendre le gameplay plus nerveux et plus souple auraient pourtant été plus judicieux que de s'égarer avec des éléments rendant la pratique du jeu plus lourdingue qu'autre chose. Il est toujours aussi fatiguant de voir Ezzio s'accrocher au moindre pot de fleur alors qu'on essaye de taper un sprint dans les ruelles de la ville.
Il faut dire qu'après l'énorme uppercut nommé "Batman Arkham City", il est dur de trouver des qualités à ce dernier épisode en date d'AC...

Mais malgré tout, le charme continu d'agir. Les séquences mémorielles de Desmond offrent quelques séquence narratives plutôt surprenantes, les musiques sont parfaitement raccord avec l'univers, et les environnements réservent quelques lieux magnifiques.
Avec un scénario et une direction artistique solide, Assasin's Creed 2.3 reste un bon jeu, solide dans son ensemble, mais qui rentabilise un peu trop sa gloire passée.
Pour une fois qu'une grosse licence mainstream sort de l'eau, il serait dommage qu'elle y retourne par la suite.
Tohad
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le 15 nov. 2011

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Tohad

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