Astro Boy: The Video Game
6.1
Astro Boy: The Video Game

Jeu de Art Co. et D3 Publisher (2009 · Nintendo DS)

Mangarathon : 1/10


Parce qu'il n'y a pas que Dragon Ball dans la vie (bien qu'il n'y ait à peu près que ça dans mon coeur), jetons un oeil à quelques adaptations de mangas en jeux vidéo, et évitons de tomber dans le cliché "Toutes les adaptations de mangas sont des arena fighters".

Ouvrons donc le bal avec Astro Boy, un des plus vieux personnages du medium, et certainement celui qui a le plus impacté la pop-culture à son époque. A tel point que même les Américains ont voulu produire une adaptation de la licence en 2009 en film d'animation, qui a accouché d'adaptations en jeux. Et cette version DS a été développée par un studio japonais, comme quoi, même les robots retombent toujours sur leurs pattes.


Astro avait déjà connu quelques adaptations au préalable, en particulier Omega Factor sur GBA qui était un chouette beat'em up, souvent cité parmi les meilleurs jeux de la console. Les petits gars de chez Art Co étaient certainement conscients de ce précédent, puisque leur jeu s'inspire beaucoup de son aîné, aussi bien graphiquement (on a un pixel-art plutôt joli, quoique moins coloré que sur GBA) qu'au niveau du gameplay, puisqu'il s'agit d'un beat'em up en 2D.

Malheureusement, cet épisode va vite souffrir de la comparaison, puisque le gameplay est malheureusement très limité. Vous avez un bouton pour les coups de poing, un pour les coups de pied, et c'est tout. J'ai littéralement fait tout le jeu en n'utilisant que les poings, qui sont l'option la plus rapide pour frapper.

Même les options de mouvement sont très limitées : un saut rigide, un dash aérien, pas d'esquive, et même pas la possibilité de se baisser. Même s'il n'y a qu'une quinzaine de niveaux qui se bouclent en deux heures, c'est très vite redondant., d'autant qu'il y a peu de variété d'ennemis.


La principale originalité du jeu tient dans son système d'upgrades, puisqu'Astro peut, dans chaque niveau, acheter des bonus à l'aide de l'expérience obtenue en battant les ennemis. On y trouve deux buffs de stats (l'attaque et le mouvement), deux screen nukes (pas compris l'intérêt d'en avoir deux) et deux options défensives (un bouclier et une régénération de PV).

J'ai assez vite découvert qu'il fallait toujours investir en attaque puis acheter les options défensives, mais au moins ça m'a permis d'expérimenter un peu les approches dans les niveaux, surtout en début de jeu.

La possibilité d'améliorer les mouvements est particulièrement inutile puisqu'elle rend Astro bien plus délicat à contrôler, à cause de ses chaussures en savon. Couplez ça à certaines phases de plate-formes où on doit manier un Astro à la fois trop rapide et trop raide quand il saute, vous allez vite vous arracher vos capteurs solaires capillaires.


Le jeu n'est pas spécialement difficile (en tout cas en mode Normal, il y a deux autres modes de difficulté plus élevés) et ce système d'amélioration aide beaucoup à annihiler les difficultés. En effet, on a beau se prendre beaucoup de dégâts à cause de la rigidité d'Astro, ça n'a pas beaucoup d'impact puisqu'on peut assez facilement se soigner à n'importe quel moment.

Le seul niveau où j'ai un peu souffert était le mini-Boss Rush dans l'arène des robots. Rien qui ne m'ait retenu plus de 10 minutes, mais c'était déjà ça.

Notons enfin la présence de niveaux en shoot'em up... Comme dans Omega Factor ! Ils sont très simples, se finissent tous en 1min40, bref, rien de particulier à signaler en-dehors du boss final qu'on affronte de cette manière et qui est relativement sympa.


Vous aurez compris que ce jeu ne m'a pas marqué, et je me demandais surtout lors de ma partie pourquoi je ne rejouais pas plutôt à Omega Factor. L'épisode GBA était plus beau, plus long, bien plus compliqué, et en plus c'était une vraie lettre d'amour à l'intégralité de l'oeuvre de Tezuka. Cet Astro Boy DS souffre hélas d'être lié à un film à l'esthétique assez générique, qui exploite mal la richesse de l'univers originel.

Le grand-père des mangas méritait certainement un meilleur jeu, d'autant qu'il s'agit encore à ce jour de sa dernière incursion sur consoles. J'espère qu'un studio récupèrera prochainement la licence pour lui rendre ses lettres de noblesse, en 4k 60fps tant qu'à faire.

Sonicvic
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le 12 juin 2026

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