Batman
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Batman

Jeu de Data East et Atari, Inc. (1990 · Arcade)

Sixième adaptation du film de Tim Burton, cette version arcade fait majoritairement dans le beat'em all des familles entrecoupé de passages shoots en mode cockpit via Batmobile/Batplane. On suit la trame du film avec tout les événements majeurs, de l'usine chimique en passant par le musée et évidemment la fameuse cathédrale. Chaque niveau est entrecoupé de photos digitalisées du film associé à des extraits audio des acteurs lâchant un phrase laconique, extraits audio qu'on retrouve régulièrement ingame selon les circonstances (Joker lâchant son "He stole my balloons!" durant la phase en plein vol). On retrouve aussi la bande-son de Danny Elfman correspondant à chaque zone de jeu. Niveau fidélité, le contrat est rempli haut la main. Niveau gameplay, c'est pas vraiment la même histoire.


Le jeu reste joli, même si sur arcade, on a vu nettement mieux et que ça manque foutrement de petits détails dans les décors, mais bordel, ces animations de personnages ayant un bâton dans le cul... Batman est raide, et ça ne serait guère problème si level-design des niveaux ne proposait pas une certaine verticalité. Les phases plateformes plutôt simple offre du coup quelques morts cons via un saut raté. Esquiver un projectile tient tout autant de la gageure, notre héros étant incapable de parer quoi que ce soit malgré sa pose cape en avant simulant un protection. Le soucis, c'est que certains fights ne permettent pas d'esquiver quoique que soit, du coup on encaisse et l'on fait en sorte d’agresser l'adversaire plus vite qu'il nous agresse. On en vient vite à sauter comme un cabri, déclenchant un coup de pied automatique et offrant un poignée de frames d'invulnérabilités salvatrices. Les boss ne demandent même pas d’être battu vu qu'il suffit de rusher sur eux pour les faire reculer et atteindre la fin du level pour automatiquement déclencher le script amenant au suivant.


Niveau gadgets, pas grand chose à signaler. On commence à main nues avec son enchaînement de coups de poings et de pieds et on récupère des batarangs, grenades à gaz et le grappin permettant aussi bien de botter des culs que de monter à l'étage supérieur. Il y a de nombreux checkpoints rendant la difficulté parfois un peu rêche assez facilement surmontable avec un poil d'acharnement. Le jeu propose d'ailleurs quatre niveaux de difficultés différentes. J'ai fait une première partie en "moderate", question de prise en main, et en un petite demi-heure, c'était réglé. J'ai remis le couvert en "hardest" et usant des quelques tricks appris ça et là dont une manipulation de l'IA la poussant à faire le grand plongeon pour ne pas avoir à me mouiller, il m'aura fallu 20 petites minutes pour terminer la partie.


Moins d'une heure sur un jeu, j'ai tellement pas l'habitude que je n'ai pas l'impression d'avoir commencé. Toujours est-il que sa très courte durée de vie, même pour le support, reste un moindre mal devant tant de soucis dans le gameplay. À trop vouloir être fidèle au film, ils en ont presque oublié d'en faire un vrai jeu. Et c'est un peu con pour le coup...

auty
5
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le 5 juin 2016

Critique lue 111 fois

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